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Jusqu'où ira le numérique?

Un américain sur deux utilise comme principale source d'informations la télévision locale. On en dénombre presqu'autant qui consultent internet que ce soit en fixe ou en mobile pour s'informer indique l'étude "The Stae of the news media". Du côté supports papier, c'est moins brillant puisque la diffusion des quotidiens et des magazines continue de reculer en 2010. Le bilan publicitaire est encore plus éloquent : la part totale d'internet dépasse désormais celle des quotidiens avec près de 26 milliards de dollars contre 23 milliards de dollars pour les journaux.

IAB (Interactive Advertising Bureau) souligne de son côté que ces investissements publicitaires réalisés sur internet en 2010 ont progressé de +15% avec une pointe à +19% au dernier trimestre 2010, pour atteindre le total de 26 milliards de dollars. Son dernier rapport analyse la part des investissements publicitaires selon les catégories : "recherche" (46%) qui enregistre une progression de +12% en un an, "bannières" (24%), "petites annonces" (10%), "rich media" (6%) etc. L'accroissement le plus important a été enregistré par le segment "sponsorisation" qui est passé en un an de 2 à 3% (+88%, et +142% au dernier trimestre 2010).

Qu'en est-il de l'Europe, et de la France où près de 60% des citoyens sont connectés à internet? Et plus de 20% ont un smartphone, lui aussi connecté? Qui s'abonne encore à la seule version papier d'un journal ou d'un magazine? La mobilité des utilisateurs professionnels favorise en effet l'utilisation des versions internet des supports traditionnels, sur PC-MAC voire sur tablette numérique (voir The Economist, The Wall Street Journal). Avantages dans ce dernier cas : les textes et images peuvent s'enrichir de vidéos d'actualité ou de démonstration. Mais jusqu'où ira le numérique?

Sources: "The state of the news media" sur www.journalism.org  et http://www.iab.net/AdRevenueReport

 

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Demain, le grand format numérique?

C'est toujours pareil. Au moment où une technologie atteint sa vitesse de croisière - l'impression grand format jet d'encre - une autre commence déjà à se développer pour lui prendre des parts de marché. C'est le cas des affiches-écrans numériques que l'on rencontre dans les gares, les métros, les aéroports. Des écrans qui prennent la place des affiches papier, et qui offrent en plus le mouvement, le son, le changement de sujets et une certaine interactivité avec les passants (changement du message selon l'analyse des expressions des visages par exemple).
Une étude menée par la société d'analyse des investissements publicitaires MagnaGlobal, que l'hebdomadaire The Economist détaille dans un récent numéro, montre que les dépenses vers les médias de communication de type grand format (affiches au bord des routes, dans les escalators des métros, les aéroports, etc) doivent doubler d'ici cinq ans pour atteindre un peu plus de 5 milliards de dollars. Les dépenses pub hors media (où l'on retrouve le grand format) progressent un peu moins vite que celles sur internet, mais quatre fois plus vite que celles effectuées en direction des médias traditionnels papier. Dans ce volume, la part des affiches numériques (écrans) devrait être de plus en plus importante, du moins dans les zones contrôlables. Les avis divergent sur le taux du basculement d'une technologie à l'autre dans les dix ans à venir. Certains pensent que 90% des affiches seront numériques d'ici dix ans… Quoi qu'il en soit d'autres acteurs parient encore sur une certaine interactivité entre l'affiche papier et l'univers numérique. La société J.C Decaux propose gratuitement une application pour iPhone, qui permet grâce à la prise d'une photo d'une affiche, de recevoir des informations sur le produit mis en avant et de recevoir des bons de réduction. Pour des raisons de taille, de coût, et d'efficacité, les affiches grand format sur papier ont encore de bonnes raisons d'exister. Le prochain salon Fespa Digital (Hambourg) permettra peut être d'y voir un peu plus clair.
Raphael Ducos
Affichage dans les rues de Hong Kong à la fin avril 2011.
   AXX 20 ans     Bally Tram    Bally Tram
 Dolce Gabbana    &Nom_Photo6&    Burberry
 Gucci    H&M     Dolce Gabbana

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Sacré Chip!

CHEAP CHIP!Les chips sont partout, dans les photocopieurs, les imprimantes, les scanners, les têtes d'impression jet d'encre, les ordinateurs, les téléphones, les voitures, les missiles, les armes évoluées, les systèmes de contrôle des centrales nucléaires, etc. Partout.
Chip : élément semi-conducteur, généralement en silicium, constitué d'un circuit intégré pouvant contenir jusqu'à 2 milliards de transistors. Le chip le plus connu a la forme d'un microprocesseur (CPU ou central processing unit), mais il y a aussi le chip de mémoire, ou le chip multi-coeurs, etc. La liste est longue et diversifiée. Le premier microprocesseur est arrivé en 1971 (Intel 4004), bien après le premier transistor (Bell 1947).
Cette petite description succinte rappelle qu'en 2011 un chip peut ne pas faire obligatoirement seulement ce qu'on croit. Parmi les milliards de transistors constituant un chip, fabriqué dans une usine quelque part dans le monde, il peut y avoir un dispositif caché qui émet une information sur la position de l'équipement où il est installé, ou qui peut recevoir une information le rendant inutilisable, ou encore agir dans un sens opposé à ce qui est prévu, ou autre. Cette fragilité s'ajoute à celle que l'on peut trouver dans certains logiciels (OS ou applications) sous la forme de "porte dérobée" qui permet d'accéder à un PC sans que l'utilisateur en soit informé. Enfin, pour fermer la boucle, il ne faut pas oublier tous les malwares et autres virus qui cherchent à faire la même chose. Le pays qui fabrique des chips, et s'assure du contrôle de leur fabrication de façon stricte, est garanti de maîtriser une étape décisive de ses moyens informatiques. Les autres doivent faire confiance à ce qu'ils achètent. Ou demander l'indulgence du sacré chip!
Raphael Ducos
Exceptionnellement, la semaine prochaine la lettre hebdomadaire de reviewofprint ne paraîtra pas. Prochain rendez-vous le mardi 3 mai 2011.

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Vive le numérique!

L'association des services internet communautaires (ASIC), qui regroupe une vingtaine de sociétés dont eBay, Facebook, Google, Microsoft, Skype, Yahoo, etc.), annonce le 5 avril le dépôt devant le Conseil d'Etat Français d'un recours contre le décret publié le 1er mars sur la conservation des données (CF. ROP. Edito du 7 mars 2011 "Bases de données à l'oeil").
Ce décret pris dans le cadre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004 pose quelques problèmes de fond selon l'ASIC.
Ce décret oblige en effet les hébergeurs (la définition de leur activité est toujours en débat en France) à conserver toutes les informations relatives à chaque connexion pendant un an. Cela concerne notamment l'identifiant de la connexion, le nom, le prénom, l'adresse postale, l'adresse e-mail, le numéro de téléphone, le mot de passe utilisé. Toutes ces données pourront être transmises à des services publics (police, impôts, Urssaf, etc.) en cas d'enquête. On notera l'absence d'avis public de la CNIL sur ce décret.
Ce qui pose problème selon l'ASIC, c'est la durée du stockage, les coûts supplémentaires que cela entraîne, et surtout la conservation des mots de passe (messagerie, banque, voyage, etc.).
Ce dernier point est le plus sensible puisque rien n'est prévu pour contrôler ensuite l'utilisation, le stockage et la protection des données, chez les fournisseurs d'accès, et une fois transmises aux autorités menant une enquête.
L'ASIC souligne qu'une directive européenne prévoit que Bruxelles doit donner son avis sur les textes relatifs à la société de l'information. Ce qui n'a pas été fait. De plus la conservation d'éléments, qui dépassent la seule identification de l'internaute, va plus loin que ne prévoyait la LCEN de 2004. Voir Journal Officiel de la République Française n°0050 en date du 1er mars 2011 le texte n°129.
Il n'aura échappé à personne que les acteurs de l'ASIC ne sont pas de purs chevaliers blancs, c'est à dire qu'ils font, ou ont fait, ce qu'ils reprochent au gouvernement français de chercher à faire. Facebook, Google, et les autres, archivent consciencieusement toutes les données des internautes à des fins commerciales. Ce qui explique pourquoi des sociétés intermédiaires, qui revendent les données numériques des utilisateurs à des sociétés de marketing, les mettent parfois en danger en ne les protégreant pas suffisamment. Cela vient de se produire aux Etats-Unis avec la société Epsilon Data Management LLC, une division de Alliance Data Systems Corp. qui a reconnu le 6 avril 2011 que les noms et adresses e-mail des clients de 40 grandes sociétés, dont J.P Morgan Chase etc., avaient été volés par des hackers. Vive le numérique!
Raphael Ducos

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Trois semaines après le 11 mars 2011

SH-60B_helicopter_flies_over_Sendai_tnL'alimentation énergétique irrégulière, les difficultés de transports, les approvisionnements irréguliers en composants et pièces détachées constituent les problèmes les plus importants que les constructeurs japonais doivent résoudre à la suite du Tsunami survenu le 11 mars dernier. On n'oubliera pas, bien sûr, les dizaines de milliers de disparus, ni la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima survenue ensuite et non encore maîtrisée le 3 avril 2011. On ne peut encore en mesurer les effets sur le peuple japonais et l'économie du pays. Et par ricochet sur le monde entier. Voici un essai de tour d'horizon de ce qu'on peut glaner sur les sites des principaux fournisseurs japonais à la date du 3 avril 2011.

Brother a annoncé le 14 mars un don de 100 millions de yens pour les victimes. Aucune communication officielle sur les conséquences sur la société elle-même n'a été effectuée..

Canon a indiqué le 15 mars que le tremblement de terre a causé des dommages sur certains de ses bâtiments, entraîné des coupures de courant, et des arrêts de production. Cela concerne surtout les installations de la région nord de Honshu (la plus touchée). Les dommages ont été importants au centre d'Utsunomiya, où il y a eu 15 blessés, et au centre de Fukushima. Deux centres en attente de remise en route à la date du 15 mars. Pour continuer la production, Canon envisageait d'utiliser d'autres centres de production.

Epson a versé 100 millions de yens pour aider les réfugiés, et indique qu'au 31 mars il n' y a eu aucun blessés dans ses rangs. Seul un employé manque à l'appel. Quatre usines de fabrication ont été touchées par le tremblement de terre dont une est située dans la zone des 20 km de protection autoiur de la centrale nucléaire de Fukushima. Trois sont en cours de redémarrage. Epson Atmix Corporation (Hachinohe, Aomori Prefecture) qui produit des métaux en poudre, des composants métalliques avec des moules à injection, et du quartz artificiel ne reprendra au mieux qu' à la fin avril. Akita Epson Corporation (Yuzawa, Akita Prefecture) qui fabrique des composants d'imprimantes, des systèmes à cristaux a redemarré le 22 mars. Les usines Seiko Epson Corporation Sakata et Tohoku Epson Corporation (Sakata, Yamagata Prefecture), qui produisent des composants pour les imprimantes jet d'encre et des semi-conducteurs ont repris le 28 mars. L'usine Epson Toyocom Corporation Fukushima (Minami-Soma, Fukushima Prefecture) qui fabriquait des systèmes à base de crystal a été arrêtée complètement.

Fuji Xerox indique s'être réorganisé pour faire face aux coupures d'énergie et aux difficultés de circulation. Ses activités de distribution et de maintenance ayant été perturbées. Priorité a été donnée aux organismes de secours. Pour cause de manque de certains composants et de pièces, la fabrication de certains équipements était arrétée le 18 mars aux centres de Niigata Kashiwazaki-shi, (Niigata Prefecture) et de Suzuka Suzuka-shi, (Mie Prefecture).

Konica Minolta ne déplore aucun blessé, mais indique que des dommages ont été relevés sur les sites de distribution et les bureaux de la région de Tohoku, dont le site de stockage de Sendai. Aucun dommages par contre dans les usines de fabrication qui sont installées autour de Tokyo. La fabrication continue en Chine. L'usine de fabrication de toner et de rouleaux photoconducteurs de Kofu a retrouvé une activité presque normale à la date du 28 mars.

Kyocera Mita, qui a sept bureaux de vente dans la région affectée par les effets du Tsunami, ne déplore aucun blessé parmi son personnel. La production des usines, et le fonctionnement des centres de R&D, qui sont installés en dehors de la zone sinistrée, dépendent maintenant de la disponibilité de l'énergie et du rétablissement de la logistique.

Mimaki indique de son côté que tout son personnel est sain et sauf, et qu'aucune de ses usines n'a été touchée par le sinistre. Seul le bureau de vente de Sendai est arrêté provisoirement.

Mutoh Japon annonçait le 14 mars que son personnel et ses usines n'avaient subi aucun dommage. Les difficultés de transports ont perturbé la production des centres de Shinagawa, Tokyo, Suwa, Nagano et les bureaux du nord-est du Japon.

Oki n'a déploré aucune victime ni blessé parmi son personnel. Seule l'usine de Fukushima qui produit des imprimantes et des consommables pour le marché intérieur japonais a été touchée. Elle avait recommencé partiellement son activité dès le 16 mars.

Panasonic, dont le personnel est lui aussi sain et sauf, indique que l'usine de Fukushima et de Sendai ont redemarré partiellement le 1er avril. Celles de Tokyo de Sanyo Electric a repris en partie le 14 mars, celle de Yamagata et Utsunomiya le 22 mars, et celle de Panasonic à Fukushima le 23 mars.
Pour aider les victimes le constructeur a versé 300 millions de yens et fourni des milliers de radios, lampes torche, batteries, et lampes à led solaire.

Ricoh indique le 25 mars que les usines de Ricoh Optical Industries de Hanamaki, Iwate et Hasama Ricoh de Tome, Miyagi ont été touchées, mais qu'elles ont redémarré partiellement. Tohoku Ricoh de Shibata-gun, Miyagi a été endommagée, et les services de base régionaux n'ont pas été rétablis. Ricoh estimait qu'il faudrait entre une semaine et deux mois pour rétablir la ligne de production. Ricoh Printing Systems de Hitachinaka, Ibaraki a vu ses immeubles touchés mais ses équipements de production n'ont presque pas subi de dommages. Néanmoins les difficultés de transport empêchent les salariés de s'y rendre et perturbent la production. Quelques lignes de fabrication ont redemarré, d'autres auront besoin de une à quatre semaines pour être remise en activité.

Roland précise le 16 mars que tout son personnel, ses bureaux et toutes ses usines de Shizuoka et Nagano n'ont subi aucun dommage. Tout fonctionne donc normalement.

Samsung de donne aucune information sur son site.

Sharp ne communique aucune information officiellement sur son site.

Screen précise le 18 mars que son fournisseur Quartz Lead, fabricant de semi-conducteurs, n'a subi que des dommages légers. Dès que les infrastructures seront rétablies, la production doit reprendre. Les services fournis aux clients dans la région de Tohoku ont été affectés pour cause de difficulté de transport, et de sécurité. Tout le personnel de Screen est sain et sauf. Les usines de fabrication de semi-conducteurs, d'écrans d'affichage, et d'équipements d'impression des préfectures de Kyoto et Shiga, au sud-ouest du Japon n'ont subi aucun dégâts.

Toshiba a annoncé le 30 mars qu'il fournira gratuitement des systèmes de production d'énergie et des équipements électriques pour les installations mises en place par le gouvernement pour les victimes du tremblement de terre. Le groupe a versé 500 millions de yens en tant qu'aides aux victimes, dont des équipements médicaux, et des aides matérielles. Le groupe met à la disposition des victimes les équipements sanitaires de ses usines de Iwate Toshiba Electronics et Kitashiba Electric, qui sont proches de la zone sinistrée. Les 74 104 salariés du groupe, sauf un, sont sain et sauf. Ce dernier était encore recherché le 21 mars. Les usines de Yokkaichi Operations (Mie Pref.), Oita Operations (Oita Pref.), Keihin Product Operations (Kanagawa Pref.), Hamakawasaki Operations (Kanagawa Pref.) , Fuchu Complex (Tokyo) , Komukai Operations (Kanagawa Pref.), Fukaya Operations (Saitama Pref.), Ome Operations (Tokyo) fonctionnent normalement, malgré quelques petits dommages.
Par contre l'usine de Iwate Toshiba Electronics Co. Ltd., (Kitakami City, Iwate Prefecture) ne devait remettre ses lignes de production en marche que le 28 mars. Certaines activités ont été déportées sur d'autres usines. L'usine de Toshiba Mobile Display Co., Ltd. (Fukaya City, Saitama Prefecture) aura besoin d'un mois pour retrouver un rythme normal de production.
Le 22 mars Toshiba a indiqué qu'il a formé un comité spécial réunissant 700 ingénieurs et fonctionnant 24/24h et 7j/7 pour aider TEPCO à trouver des solutions pour la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. De plus une centaine d'ingénieurs de Toshiba ont été envoyés sur place.

Raphael Ducos

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Désencrage : les grandes manoeuvres

 Océ vient d'annoncer que les responsables des organismes existant dans le domaine du désencrage - DPDA (Digital Print Deinking Alliance) et INGEDE (Internationale Forschungsgemeinshaft Deinking-Technik) - vont collaborer dans le domaine du désencrage des imprimés issus des systèmes jet d'encre. Le premier organisme accueille HP, InfoPrint, Kodak et Océ, le second quarante papetiers et leurs laboratoires de recherche à travers toute l'Europe.
Il s'agit essentiellement de trouver des solutions nouvelles pouvant traiter aussi bien des papiers imprimés classiquement que numériquement. Celles-ci devraient permettre aux fabricants d'encre et aux usines de désencrage de mieux s'adapter dans le futur. Le but étant que le papier recyclé à partir des papiers imprimés par jet d'encre ou par les systèmes d'impression traditionnels, puisse de nouveau servir de matière première pour produire de nouveaux papiers utilisables en impression.
Ces recherches communes conduiront sans doute à des modifications des fabrications d'encre, des papiers, des traitements avant et après impression, ainsi que des processus de désencrage.
Comme tout projet institutionnel celui-ci prévoit la mise en place d'un comité technique composé de représentants des deux structures, des échanges réguliers et des développements conjoints. L'enjeu est important, car l'impression jet d'encre va prendre de plus en plus de place dans le secteur de l'impression graphique et éditique. Il reste maintenant à mettre en musique cette partition.
Raphael Ducos

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Les technologies clés pour 2015

"À l'horizon 2015-2020, le paysage du secteur TIC (technologies de l'information et de la communication) devrait s'inscrire dans un contexte de nouvelles infrastructures plus performantes avec notamment :
  • des composants électroniques de petite taille supportant des capacités de calcul plus importantes ;
  • une connectivité Internet très haut débit sans couture et nomade dans les grandes villes et au-delà, profitant des technologies électroniques de base (nano, opto, etc.) ;
  • des réseaux tout IP permettant de réduire les coûts et offrant des performances accrues ;
  • une plus grande efficacité énérgétique des composants, systèmes et réseaux, permettant un développement optimisant les consommations de ressources ;
  • une informatique de plus en plus ouverte et de plus en plus en mode « nuage ». C'est la principale « révolution » de l'informatique depuis l'avènement d'Internet ;
  • une proximité très forte avec les métiers à mesure que les TIC deviennent de plus en plus critiques dans leur fonctionnement."
Extrait du rapport sur les "Technologies Clés 2015", élaboré par 250 experts sous la direction d'un comité stratégique présidé par Denis Ranque, président du Cercle de l'Industrie.
A lire absolument pour mesurer les enjeux technologiques de demain, orienter ses actions, trouver des partenaires, investir à bon escient.
Texte intégral sur : www.industrie.gouv.fr/tc2015/.
Raphael Ducos

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Tsunamis !

EditoLes tsunamis qui viennent de frapper le Japon posent la seule véritable question : qu'est ce qui est important? En ce qui concerne la vie professionnelle, la réponse est simple : c'est l'énergie. Comment donc maîtriser son alimentation énergétique en cas de désastre? Onduleurs, groupes électrogènes, panneaux solaires? Si tout est encore en état de fonctionner dans l'entreprise, il reste à gérer les interfaces de communication (internet, téléphone, satellite, etc.).
Par contre, si rien ne marche une radio portable et une lampe à piles peuvent rendre le plus grand service pour savoir ce qui se passe, et éclairer son chemin pour s'installer ailleurs. Au Japon, de nombreuses usines de production d'équipements d'impression ont déjà été affectées.
Ainsi certaines des usines de Canon situées au Nord à Honshu sont arrêtées, et en train d'être réorganisées pour que la production puisse continuer ailleurs (www.canon.com/news).
Roland DG Corporation, dont le siège est à Nagoya, a suspendu son concours "Roland Creative Awards" à la suite des événements catastrophiques qui touchent le pays.
Canon et Ricoh ont versé chacun 300 millions de yens (2,5 millions d'euros) à la Croix Rouge pour soutenir les victimes.
Ricoh France soutient une récolte de fonds et mobilise ses 3 000 salariés en ce sens.
Apple propose sur son site américain de recueillir des dons en faveur de la Croix Rouge (www.apple.com).
En France, on peut verser individuellement des dons à la Croix Rouge Française qui est en relation directe avec l'ambassade du Japon. Google a adapté son logiciel "Person Finder" à l'occasion de cette catastrophe. Il fonctionne comme un annuaire internet et un centre de messages où on peut soit rechercher des amis ou des membres de la famille disparus, ou laisser une note pour indiquer qu'on est sain et sauf.
Toile : http://techsling.com/2011/03/google-tool-launched-to-help-japan-tsunami-victims/#ixzz1GV8HYOv8.
Par ailleurs, la compositrice de musique, de dessins animés et jeux vidéo, Yoko Kanno a mis en ligne le morceau suivant  http://www.youtube.com/watch?v=ERjyjRu18dg pour soutenir ses compatriotes.Yoko Kanno est originaire de la préfecture de Miyagi durement touché par l'événement.
Raphael Ducos

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Bases de données à l'oeil

Au moment où la personnalisation commence à percer le monde de l'impression du document,  au moment où enfin tout le monde est convaincu qu'un message personnalisé a un impact, on se pose - enfin - la question de savoir si on a les moyens de personnaliser un message. Les responsables des grands donneurs d'ordre s'aperçoivent de leur faiblesses en matière de bases de données structurées, c'est à dire utilisables. Comment donc récupérer et utiliser des données et des images, quand elles sont potentiellement disponibles pour élaborer des messages pertinents?
Une organisation a trouvé apparemment la réponse aux manques de données disponibles en rendant obligatoire aux fournisseurs d'accès sur internet l'enregistrement pendant un an de toutes les données concernant les utilisateurs comme par exemple les caractéristiques de la ligne de l'abonné; la nature de l'opération; le mot de passe ou données permettant de le vérifier ou de le modifier; ou encore certaines données relatives au paiement. L'organisation en question c'est l'Etat Français qui a publié au Journal Officiel de la République Française n°0050 en date du 1er mars 2011 le texte n°129 portant Avis n° 2008-0227 en date du 13 mars 2008 sur le projet de décret relatif à la conservation des données de nature à permettre l'identification de toute personne physique ou morale ayant contribué à la création d'un contenu mis en ligne et sur le projet de décret portant modification du code de procédure pénale et relatif à la tarification des réquisitions aux opérateurs et autres prestataires de communications électroniques.
Cela s'inscrit dans le cadre de la loi du 21 juin 2004 "pour la confiance dans l'économie numérique". La sécurité de l'Etat l'emporte ici clairement sur le respect de la vie privée du citoyen. Qu'en pense la CNIL?
Raphael Ducos

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A qui le tour?

L'offset est séduit par l'impression numérique, comme en témoignent les récents accords entre Manroland (offset) et Océ (numérique), et entre Heidelberg (offset) et Ricoh (numérique). De son côté, le secteur de l'impression numérique se réorganise comme l'indiquent les associations des spécialistes du haut volume avec ceux d'entrée et de moyenne gamme. C'est le cas d'Océ avec Canon, d'InfoPrint Solutions avec Ricoh, et tout récemment de Kodak avec Konica Minolta. Objectifs communs de tous ces rapprochements : proposer des gammes de solutions d'impression plus homogènes et pilotables par des flux de travail communs, agrandir les réseaux de distribution à bon prix, enfin répondre aux demandes des clients qui sont en faveur d'un seul fournisseur. Ce qui apparaît simple sur le papier, ne l'est pas obligatoirement dans la réalité. Ainsi l'accord engagé entre HP et Canon en 2009, pour la distribution par HP des systèmes d'impression de moyenne gamme de Canon en complément de ses systèmes HP Indigo, ne semble pas avoir été très bien réussi. Au point qu'on n'en parle plus du tout. D'où chez beaucoup de constructeurs de systèmes d'impression numériques une tendance à se rapprocher des concepteurs de solutions de gestion de documents et autres processus documentaires. Pour prendre position sur les marchés en plein essor des traitements des documents numériques. Xerox a pris la tête en rachetant ACS, HP s'est occupé d'EDS, Canon a conclu un accord avec Accenture, et Ricoh développe ses propres MPS (managed Print Services). Ce n'est sans doute pas fini.
Raphael Ducos

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Commencer par la fin!

Quel point commun entre un document bureautique, un livre, une brochure, un journal, un magazine, des relevés téléphoniques, etc. Bon d'accord, ils sont tous (encore?) imprimés sur du papier. Quoi de plus? Eh bien, ils sont tous issus d'une chaîne de production intégrée avec introduction des données, impression de celles-ci, et finition jusqu'à la livraison, comme la mise sous enveloppe, le classement par poids et par destination, ou la mise en palette, etc. Tout y est coordonné et lié. En cas de problème constaté en sortie, la ré-impression peut être ordonnée automatiquement. Tous ces produits sont en effet destinés à répondre à une demande précise de l'utilisateur final. Toutes ces opérations peuvent être bien entendu gérées à distance par plate-forme de contrôle centralisée comme celle de Hunkeler. C'est ici, dans le domaine de la finition, que règnent encore les savoir-faire mécaniques, électro-mécaniques et électroniques pour piloter des systèmes complexes, modulaires, soumis à des contraintes forte de fiabilité, précision, et rapidité. Des systèmes d'autant plus important que la montée en puissance de la couleur dans le domaine numérique exige des applications de plus en plus sophistiquées, et des finitions sans faute. On en parle peu, car cela marche. Que peut-on dire sur ces systèmes, sinon qu'ils sont aussi lourds, imposants et bien souvent bruyants, qu'ils dégagent de la chaleur, qu'ils sont dangereux si on les approche de trop près, etc. Nous serions bien en peine en cas de panne pour lire des feuilles bien imprimées mais dépareillées, des blocs de feuilles de livre sans reliure, sans colle, ou dos carré collé, des magazines sans piqure à cheval, mal coupés etc. C'est ce que nous ont rappelé les quatres jours Innovations Days organisés par Hunkeler à Lucerne. La fin justifie les moyens!
Raphael Ducos

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Le prestataire du XXIème siècle : 24h/24, 7j/7

Pixartprinting_tnQuel est le prestataire de produits imprimés, installé au coeur de l'Europe, qui fonctionne 24h/24 et 7j/7? Quelques clefs : il réalise des courts et moyens tirages aussi bien en numérique, qu'en offset, ou en grand format (rigide ou souple), et assure les finitions correspondantes. S'il ne propose pas la production de tous les produits possibles, ceux qui sont sélectionnés le sont rapidement, bien, et expédiés dans des délais très courts (24, 48 ou 72 h). A des prix plus que concurrentiels puisque la majorité de ses clients français sont des prestataires qui l'utilisent en marque blanche à leurs noms. Le meilleur allié de ce prestataire c'est une organisation sans faille, reposant aussi bien sur les commandes exclusivement par internet, que sur des logiciels développés en interne. Permettant d'abaisser les prix de revient et d'optimiser toutes les opérations. Les systèmes d'automatisation et de contrôle de qualité permettent aussi de réduire les coûts salariaux en utilisant un personnel jeune et non spécialisé. il emploie 120 personnes. Un prestataire qui vient d'installer deux presses offset feuilles Komori de 4 et 10 groupes, rentables dès le seuil de 200 à 250 impressions A3+. Elles s'ajoutent aux six HP Indigo 7000, aux six Durst (dont 4 pour aplats rigides), aux multiples tables à découpe de Zünd, aux cinq HP Designjet latex dont une LX 800, aux deux KIP 80 et à une Arizona 350 XT. L'usine de Quarto d'Altino à proximité de Venise s'étend sur 10 000 m2 pour la production, plus 2000 m2 pour les bureaux. Cela marche tellement bien que Matteo Rigamonti fondateur et PDG de Pixartprinting (nouveau nom de Pixart.it) reste muet sur son chiffre d'affaires, mais pas sur sa progression à deux chiffres depuis sa création il y a quinze ans, ni sur ses projets de développements : un nouveau siège d'ici trois ans, un renforcement de la présence en France, Suisse et Luxembourg, mais aussi au Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal, sans oublier de nouveaux investissements en matériels grand format (six HP Latex et cinq Durst supplémentaires) au moins.
Raphael Ducos

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Hunkelers Innovation Days

Encore une petite semaine avant le démarrage des "Hunkeler Innovation Days" organisés par le constructeur de systèmes de finition pour l'impression. Tous les fournisseurs de l'impression numérique mondiale seront présents du 14 au 17 février prochain à Lucerne. Axe dominant : l'intégration des solutions d'impression avec les systèmes de finition principalement d'Hunkeler, le tout piloté si possible par l'intermédiaire d'un seul flux. Hunkeler annonce ainsi qu'il mettra l'accent sur les solutions complètes de fabrication de livres, la perforation dynamique, un système de contrôle centralisé, etc.
En matière d'impression numérique on pourra aller sur les stands de Canon (dernières évolutions des presses avec cinquième couleur ou vernis, et solution d'intégration logicielle); de HP où on trouvera l'Indigo W7200, la presse jet d'encre T200 avec Pitney Bowes, et le module couleur d'impression C400; sur celui d'Impika où on verra la nouvelle presse jet d'encre iPrint 250 et le module d'impression iEngine 1000; chez Infoprint Solutions (évolutions de la presse jet d'encre 5000, etc.); chez Kodak (Nexpress SX, presses Prosper, Versamark VL6200); chez Nipson avec l'annonce d'une solution couleur; chez Océ où le jet d'encre - JetStream et ColorStream - ainsi que le feuille à feuille haute vitesse seront à l'honneur; chez Ricoh où seront présentées de nouvelles solutions de gestion de sorties documentaires et la presse couleur C901 pro Art Graphic Edition; chez Screen qui présentera sa Truepress Jet520ZZ ainsi que son flux Equios prêt pour le PDF/VT; chez Xeikon qui s'appuiera sur la presse Xeikon 8000; enfin chez Xerox qui fera le point sur l'état d'avancement de sa presse jet d'encre de production entrevue à l'Ipex 2010 et sur l'impression en continu.
Toile : www.innovationdays.hunkeler.ch
Raphael Ducos

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Chapeau Jouve!

Depuis sa création, Jouve traite et valorise les contenus de ses clients, indique le site web de la société lorsqu'on accède à la première page de la rubrique "Le Groupe".
Difficile de faire plus synthétique pour raconter en quelques mots la stratégie d'une société créée en 1903 en tant qu'imprimeur et qui en 2010 ajoute sa toute dernière offre de conversion ebook en ligne sur l'iBookstore d'Apple à une gamme déjà très fournie de services (CF www.reviewofprint.com).

Dématérialisation, composition, content mining, systèmes d'information avec une plate-forme d'édition jusqu'au livre numérique, sites internet, impression, etc. Au passage, la société n'écarte pas de développer ses propres solutions logicielles comme le progiciel GTI Jouve destiné à stocker, indexer et consulter des fonds documentaires XML ou SGML ou d'utiliser des méthodes d'intelligence artificielle avec les solutions OCR pour proposer sa propre approche Jouve Character Recognition. Cette stratégie s'est aussi déployée à l'étranger - Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Etats-Unis, Chine, Sénégal, Madagascar, Inde - où Jouve réalise 40 % de son chiffre d'affaires de 95 millions d'euros (2009).

Cette société familiale emploie 1429 salariés et vient de racheter SAFIG (48 millions d'euros de C.A., 1565 salariés, sociétés de services spécialisée en Business Process Outsourcing), ainsi que l'imprimerie "La Manutention" à Mayenne. Que ne trouve-t-on pas chez Jouve et ses partenaires?

Raphael Ducos

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1, 2, 3, je ne suis plus là!

Si certains prévoient de rassembler et de stocker toutes les informations numériques sur chaque individu à l'usage de leurs descendants - ou autres curieux professionnels - d'autres heureusement se préoccupent de faire disparaître les images à volonté. Une équipe de chercheurs allemands a ainsi développé un logiciel qui marque les images que l'on diffuse sur le web avec une clef cryptée, ce qui permet de lui attribuer une durée de vie maximum. Au delà de la date fixée par l'auteur, l'image marquée ne peut plus être vue, ni reproduite.
Cette nouvelle possibilité concerne au premier chef les usagers des réseaux sociaux qui postent des images sur le web, puis les oublient. Or, sur le web on ne peut pas être plus "nu", dépourvu de protection généralement qu'un fois le problème mis à jour : lors d'une candidature, d'un rendez-vous, d'une demande de promotion, etc. Le programme X-Pire devrait être disponible dès le début de l'année 2011, sous la forme d'une location mensuelle pour un montant très réduit de quelques euros.
Pour les obsédés du secret il existe aussi un projet développé par le M.I.T. et la marine américaine "tor", qui garantit l'anonymat des utilisateurs (www.torproject.org).
www.x-pire.de

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L'attrait du sport

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Soutenir un sport, une équipe, offre beaucoup d'avantages pour une entreprise. Cela apporte d'abord une dynamique en interne et en externe. Sans compter les occasions que cela peut provoquer pour les clients et les forces commerciales, et la vitrine que cette action assure aux produits et services du sponsor. Voici quelques exemples récents de cette stratégie d'entreprise, où le golf et le tennis occupent une large place.
Brother soutient désormais le club de handball "Montpellier Agglomération Handball", triple vainqueur 2010 du handball (CF www.reviewoprint.com). Précédemment le constructeur japonais s'était engagé auprès du club de rugby à 15 "le Stade Français". Canon, qui a longtemps soutenu la Formule 1 en course automobile, s'est investi dans le football autour des rencontres de la FIFA depuis 1978 et en tant que sponsor officiel de la ligue russe "Russian Premier Football League" depuis 2006. On le retrouve aussi avec un tournoi "Canon Pro Golf Series" où de grands joueurs de l'association européenne des golfeurs professionnels interviennent (PGA). Enfin, Canon supporte aussi le tournoi de tennis de Roland Garros, et quelques autres. Konica Minolta soutient depuis 2006 le golf professionnel avec un engagement aux côtés de l'Allianz Golf Tour en 2010. De 2004 à 2009, le constructeur a supporté le club de football A.S. St Etienne. Ricoh, qui un temps a été attiré par les tournois de rugby européens, s'est tourné depuis vers le golf avec le tournoi "Ricoh Women British Open", le tournoi mondial de tennis de l'ATP depuis 2005, et le ski avec le concours de saut "FIS ski Jumping World Cup". Xerox est depuis peu sponsor officiel du tournoi de tennis de l'US Open. Cela s'ajoute à son action en faveur du football américain où le constructeur soutient l'équipe de la NFL "Buffalo Bills", du baseball où on le trouve aux côtés des "Mets" de New York, et du tennis où il intervient dans le tournoi de l'ATP "Barclays Dubaï Tennis Championships". Kodak semble attiré surtout par le Golf avec son soutien des rencontres organisées par la PGA (professionnal golf association). Mais le constructeur a été aussi un des Top sponsors des jeux olympiques de Beijing en 2008. HP a repris le rôle de sponsor d'EDS dans le tournoi de golf Byron Nelson organisé par le PGA (etc.). Tout n'est pas idyllique dans cette relation sport-entreprise : les sportifs impliqués ont tout intérêt à gagner leurs tournois sous peine de devoir rechercher un nouveau sponsor, comme cela a été le cas pour le Stade Français et l'A.S. St Etienne.

Raphael Ducos

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L'offset séduit par le numérique

Les prestataires de services d'impression - imprimeurs, reprographes, copyshops, etc. -, investissent régulièrement dans des systèmes d'impression numériques. Près des 3/4 de ceux qui utilisent de l'offset, ont aussi du numérique. Cette situation n'a pas échappé aux grands constructeurs d'offset du marché. Ils cherchent ainsi des alliances avec des fournisseurs de systèmes numériques pour être présents sur les marchés du numérique. Il s'agit de tenter d'en récupérer une partie, en échange d'une partie de leur savoir-faire et de l'accès à leurs clients.

Manroland a le premier dégainé en signant avec Océ un accord pour distribuer ses équipements d'impression jet d'encre bobine couleur JetStream et ColorStream. L'accord prévoit des échanges technologiques, et des accès aux marchés de chacun, sans oublier le développement de futurs produits (www.reviewofprint.com du 1er décembre 2010).

Heidelberg de son côté vient d'annoncer un accord avec EFI pour les marchés nord-américains concernant la distribution des presses numériques jet d'encre de très grand format Vutek de 2 à 5 m de large (voir article reviewofprint.com). On attend maintenant de savoir si cet accord va être étendu au monde entier ,et quel va être l'autre partenaire constructeur de presses numériques pour les plus petits formats.

Selon une déclaration effectuée à notre confrère PrintWeek par Heidelberg il pourrait s'agir du constructeur d'une machine située dans la tranche des 80-90 ppm, d'un coût d'environ 100 000 euros, et pouvant s'intégrer dans le flux Prinect de Heidelberg, pour compléter les presses offset utilisant la technologie Anicolor (rentables à partir de 250 impressions). Les termes de l'accord seront aussi importants (RD, développement, clients, etc.). On peut raisonnablement penser que la ou les presses numériques visées devront disposer de cinq couleurs d'impression pour permettre de reproduire des couleurs spéciales (spot color) même en petit tirage. Il reste maintenant à connaître les développements prévus, de leurs côtés, par KBA et Komori.
Raphael Ducos

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Print ou pixel?

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Tout comme les factures et les listings se dématérialisent, la multiplication des offres de livres électroniques indique que le marché du livre bascule progressivement lui aussi vers le numérique.  Raison pour laquelle Review Of Print a décidé de s'intéresser à ce nouveau secteur.
On estime qu'à la fin 2010, près de 10 millions de personnes disposeront au Etats-Unis d'un tel équipement et auront téléchargé 100 millions d'ouvrages! Le prix (moins de 200 euros en moyenne), la lisibilité, l'ergonomie (légers, facile à manier, grande autonomie, capacité de stocker de très nombreux ouvrages, etc.), l'abondance des livres disponibles, la possibilité de les télécharger à n’importe quel moment, de n’importe quel endroit (wifi ou 3G), et les réseaux de vente expliquent ce succès. Ces livres électroniques disposent de fonctions de plus en plus riches : lecture de vidéos, de musique en MP3, en plus des annotations que l'on peut apporter au texte, plus l'ajout du son et d'images. Ce sont aussi les premières utilisations de l'encre électronique (E-Ink) dont la particularité est de ne consommer que très peu d'énergie, tout en fournissant un affichage très lisible.
En arrière plan, le marché est tiré par le succès des tablettes électroniques, genre iPad d'Apple, qui sont munies d’un véritable système d’exploitation et d’un « vrai » navigateur Internet. Bien que représentant une autre catégorie et un prix trois fois supérieur, c'est sans aucun doute la référence inconsciente chez de nombreux utilisateurs. Elles sont cependant incomparables avec les livres électroniques car leur écran plat est beaucoup plus traditionnel (LED etc.) et leur autonomie plus limitée.
Comme on le sait depuis le début des industries IT le succès d'un produit repose pour l'essentiel sur ses réseaux de distribution (bien sur, il faut qu'il réponde à un besoin, et soit bien fabriqué et bien marketé). D'où le succès du Kindle d'Amazon qui a démarré en tête et occupe maintenant la moitié du marché américain. De nouveaux produits en couleur récemment lancés indiquent qu'on est entré dans une nouvelle phase (Nookcolor de Barne et Nobles). En France on attend avec intérêt de voir les résultats de l'offensive de la Fnac qui se lance à son tour sur le marché avec une offre propriétaire.
Depuis l'arrivée de la radio, de la télévision, puis d'internet etc. les médias continuent de se développer en parallèle. L'arrivée de l'un n'efface pas le précédent. Mais contribue à remettre à plat son fonctionnement voire son modèle financier. Il reste à l'utilisateur potentiel de trouver le modèle qui lui convient le mieux. On trouvera dans la rubrique E-Book un panorama de toutes les offres disponibles avec un tableau comparatif.

Raphael Ducos

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Des salons sur mesure

D'un côté, on trouve les manifestations couvrant plusieurs marchés - drupa et paperworld en Allemagne, Igas au Japon, Ipex au Royaume-Uni, Photokina en Allemagne, Print et Graphexpo aux Etats-Unis, Graphitec en France, etc. - de l'autre bon nombre de salons spécialisés à commencer par ceux concernés par le grand format comme Sign & Graphic Imaging (Dubaï), Fespa (Allemagne), inCom (France), Viscom (France, Italie, Allemagne, etc.). On n'oubliera pas ceux qui ciblent le secteur de l'emballage comme Luxe Pack Monaco (Monaco), Converflex Europe (Italie), Equipmag (France), Fachpack (Allemagne), etc., le secteur de l'étiquette comme LabelExpo (Belgique, Etats-Unis, Chine), etc., la presse avec l'IFRA (Allemagne, Hollande, Suisse). Mais il y a aussi Glasstec, ProFlex et de nombreux autres salons très spécialisés, etc.. La bureautique a ainsi son salon de la distribution avec IT Partners (France) en début février.
Dans les industries graphiques traditionnellement le salon Intergraphic (France) du début janvier ouvrait l'année et stimulait d'une certaine façon le re-démarrage de l'activité. Jusqu'en 2010. Cette année il cède la place à une journée de Forum de l'Industrie Graphique située à la fin mars.  
Heureusement, la manifestation  - Hunkeler  Innovations Days - organisée tous les deux ans par le constructeur suisse éponyme de systèmes de façonnage pour l'impression se tient à la mi-février à Lucerne. Tous les fournisseurs de systèmes d'impression numérique s'y retrouvent habituellement pour exposer leurs récentes solutions complètes d'impression et de façonnage avec les équipements Hunkeler et parfois avec ceux de leurs concurrents. Une bonne occasion, cette fois-ci, de vérifier si les promesses énoncées pendant l'IPEX 2010 ont été tenues.
Raphael Ducos

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Quid des MPS demain?

L'explosion du nombre de données, et la diminution de la population de spécialistes documentaires, favorisent le développement des MPS (managed print services), qui doivent justement permettre de répondre à cette situation. C'est ce que démontrent les études menées sur le sujet, dont la dernière d'IDC. Quoi de plus séduisant en effet que de trouver des ressources là où apparemment tout est déjà bien en place? Une fois découvert le filon, il faut le mettre en oeuvre, le caler, puis l'optimiser. Cela passe inévitablement par la capture de parcs entiers de copieurs, d'imprimantes et de MFPs des concurrents. Cela permet de contourner aussi la baisse des prix des pages imprimées en vendant de nouveaux services. Une fois ces étapes réalisées et assurées, on peut s'attaquer à la réflexion sur de nouveaux projets, sur des innovations. Beaucoup de conditions doivent être respectées pour que cela marche bien: il faut rendre visible l'invisible, convaincre les utilisateurs de changer leurs habitudes, réduire les impressions en utilisant des solutions innovantes, et bien compter, etc. Le but du jeu étant d'aider les entreprises clientes à se consacrer à leurs activités réelles, celles pour lesquelles elles ont été créées. Si un peu moins du quart des sociétés européennes sont actives dans les MPS on peut se demander quel sera le relais de croissance une fois ces marchés saturés, et les logiques de regroupements effectuées? Le terme de MPS est en effet déjà dépassé puisque les services proposés peuvent aller jusqu'à assurer la continuité des opérations en cas de problèmes (InfoPrint Solutions). Remontera-t-on vers la totalité des services de gestion d'entreprise comme sait si bien le faire IBM, ou bifurquera-t-on vers l'image et sa gestion comme semble le suggérer Canon?

Raphael Ducos

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Accélération

Le basculement de la communication papier vers le numérique ne cesse de s'accélérer. Les solutions d'automatisation de la production documentaire ou graphique (nom générique : workflow) ont pour résultat d'optimiser l'utilisation de l'impression. De réduire le gaspillage, de choisir des voies alternatives ou simultanées (commande 24/24h 7j/7, facture par e-mail, etc.), voire de s'en passer. Les cartes de voeux électroniques reçues sont plus nombreuses que celles qui ont été imprimées. Les solutions électroniques destinées au grand public pèsent de plus en lourd dans la modification du panorama de la communication. Le raz de marée des smartphones, des lecteurs numériques de livres (ebook), et des tablettes depuis l'apparition de l'iPad est là pour le rappeler. La manifestation grand public américaine du début de l'année - le CES de Las Vegas - a révélé quels sont les nouveaux concurrents d'Apple en matière de tablette électronique : Asus, Dell, LG, Motorola, RIM, Samsung (nvx modèles), etc. On attend maintenant l'offsensive de Google dans ce domaine, qui s'ajoutera alors à celle de l'édition des livres numérisés dans le monde entier. Quasiment tous les grands medias imprimés (quotidiens, magazines) du monde entier proposent déjà des versions pour smartphone ou tablette électronique. Les seuls secteurs qui demeurent un peu à l'abri de cette concurrence frontale sont ceux de l'étiquette, de l'emballage, et de communication en grand format. Encore que... Meilleurs Voeux quand même.
Raphael Ducos

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Les marchés du document et de l'image

Canon Expo 2010L'évènement de la semaine passée a été Canon Expo organisé à La Villette à Paris. Canon a construit deux piliers stratégiques à partir desquels ses développements futurs vont s'articuler.

Le premier c'est la gestion du document construite à partir des technologies d'impression (toner et jet d'encre) puis unifiée par le biais d'un flux de travail unique appelé Uniflow. Qui peut gérer aussi les solutions d'impression concurrentes. L'orientation gestion de l'impression se double d'une gestion du document et de recherches sur la gestion de contenu. "Canon as a service" constitue l'orientation services prise par le constructeur (audit, optimisation, externalisation etc. ou Management Print Services) dont la plus récente étape est l'accord conclut avec Accenture pour aborder les très grandes entreprises internationales.

Le second c'est la gestion de l'image, développée à partir de l'activité photographique, désormais numérique. Depuis la capture de l'image jusqu'à son affichage, ou impression, au choix, tout peut être géré automatiquement et de façon fluide. De nouveaux composants permettent de dépasser la haute définition actuelle et de mélanger la réalité avec des mondes virtuels dans une réalité mixte et intéractive où on peut créer et contrôler de nouvelles images. Ce qui permet d'aborder différemment les univers du jeu, de la CAO ou du médical : radiographie numérique intégrée à faible intensité, visualisation 3D de la rétine de l'oeil pour diagnostics précis etc.

Les évolutions parallèles des univers du document et de l'image aboutiront elles par le biais du numérique à une intégration progressive des deux?

Raphael Ducos

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Vive 2011 !

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Rien de mieux qu'un petit bilan synthétique de 2010 pour accueillir le mieux possible 2011.
Les nouvelles extensions enregistrées dans le domaine de l'automatisation des processus documentaires, qui conduisent parfois à l'impression, constituent la note dominante de l'année. Etre plus efficace au meilleur prix devient le leitmotiv de tous les acteurs du secteur. Derrière, viennent toutes les démarches de certifications environnementales, rendues nécessaires par les appels d'offre qui les exigent. Diminuer son empreinte carbone fait désormais partie du code de bonne conduite environnementale, du papetier à la distribution des imprimés en passant par les matériels et les consommables.
La distribution, soumise ces derniers jours aux aléas du mauvais temps hivernal, commence de s'intéresser aux voies du SaaS (software as a service), comme moyen de commercialisation des solutions  d'impression, en plus des réseaux de vente indirects, directs, ou par internet.
L'utilisateur final peut désormais accéder directement à des contenus numériques par Wifi, 3G+ (smartphones, tablettes, ebooks), sans avoir besoin de passer par un PC, ou envoyer des documents à imprimer vers quasiment toutes les imprimantes dans le monde, avec les mêmes outils, grâce aux solutions d'Adobe et d'EFI associées à celles des constructeurs de matériels.
Les offres de contrôle de la construction des documents numériques, du déroulement des processus de travail de l'impression (workflow) se multiplient (DIMs, Enfocus, EFI, etc.), sans oublier les solutions de web-to-print qui font partie de toute panoplie d'automatisation. Cela concerne tous les secteurs de la production : de la photo à la publicité en passant par le livre, mais aussi l'entreprise : avec la dématérialisation des documents (Nuance etc.), ce qui change les perspectives des documents dits transactionnels.
En impression, on ne peut qu'être frappé par le dynamisme qui marque le domaine du jet d'encre : aussi bien en entrée de gamme (HP, Lexmark), qu'en rotative de production (Agfa, HP, Impika, Kodak, Océ, Ricoh-Infoprint, Screen), ou en presses à feuilles (Fuji, Screen). Seul, le secteur du moyen de gamme s'appuie encore sur l'électrophotographie, mais pour combien de temps?
Les rapprochements complémentaires engagés entre certains fournisseurs comme Ricoh qui a acquis InfoPrint, HP avec Canon, Océ repris majoritairement par Canon, et récemment Manroland et Océ, montrent bien que les cartes sont en cours de redistribution. Et ce n'est sans doute pas fini. On attend la prochaine annonce d'Heidelberg en début d'année.
Reste les secteurs du grand format dominés par le jet d'encre, et qui sont traditionnellement marqués par l'affrontement des offres Seiko-Epson face à celles de HP, qui enregistrent cette année la montée en puissance de Canon en entrée et moyen de gamme, et de Durst dans la production. Des secteurs où l'utilisation des solvants est revue à la baisse pour cause de protection de l'environnement, au profit d'encres bios (Latex pour HP, Bio-Lactite pour Mutoh, EFI Vutek), et les séchages thermiques cèdent la place à la polymérisation par UV. Des secteurs à peine égratignés par l'arrivée de nouveaux affichages numériques.
Raphael Ducos
Bonnes fêtes et meilleurs voeux pour 2011. Rendez-vous le 10 janvier 2011

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Plus vite chauffeur!

speedLa vitesse est à l'ordre du jour. La vitesse d'impression numérique couleur s'entend (pour marchés graphiques, transactionnels, marketing direct, livre, etc.). Coup sur coup les grands acteurs du marché viennnent d'annoncer de nouvelles performances pour leurs rotatives jet d'encre. Impika tape le 250 (m/mn), Screen le 220 (m/mn), Kodak, HP et Océ le 200 (m/mn). Infoprint-Ricoh va sans doute lui aussi accélérer puisqu'il utilise un moteur Screen.
La vitesse pourquoi faire puisque la majorité des tirages sont de plus en plus courts? Partant de l'adage "qui peut le plus peut le moins" les fournisseurs tentent d'assurer avec ces machines aussi bien de moyens et longs tirages que des tirages courts. S'inspirant ainsi de ce qui se pratique en offset. Mais il existe aussi des déclinaisons marketing de ces technologies, avec des modèles plus ou moins compacts, etc. Le gain de temps peut être appréciable dans tous les cas à condition que tout le reste suive.
Il faut en effet disposer aussi de systèmes informatiques capables de gérer les flux de données que ces systèmes avalent. Les fournisseurs qui possèdent en interne de tels outils sont HP et Infoprint, mais rien n'empêche Kodak, Impika et Océ d'aligner des offres similaires avec des apports extérieurs.
Au niveau de l'intégration des données dans les flux de travail, le mieux placé pourrait bien être Océ avec l'univers Prisma qui permet de réunir les différentes briques de production, mais Kodak n'est pas mal placé non plus avec l'Unified Workflow Solutions, Infoprint hérite du savoir faire IBM, et HP monte progressivement en puissance avec SmartStream. Impika apporte, lui, des réponses sur mesure.
Enfin, la qualité de l'impression finale, semble tenir le choc de la vitesse, grâce aux différents dispositifs de calibrage automatique de prise en compte des variations de température, d'hygrométrie. L'utilisation de profils de supports y joue aussi pour beaucoup. Mais cela n'étonne personne.
Compte tenu des technologies utilisées on peut facilement deviner que demain le 300 m/mn sera atteint par tous ces fournisseurs. Voire plus. Il restera alors aux fournisseurs de systèmes de finition de se mettre à niveau. Car c'est le secteur où la mécanique et l'électro-mécanique sont encore dominants, même si les pilotes sont numériques.. Jusqu'où ira-t-on?
Raphael Ducos

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Un interface comme un autre?

La géolocalisation devient un interface comme les autres. Qui complète les réseaux existants. Qu'on en juge : deux tiers des Français sont équipés d'un dispositif GPS; un Français sur cinq utilise une application de géolocalisation sur son smartphone; Facebook Lieux/place, cité par 21% des Français, arrive en tête des applications les plus connues; ce qui n'empêche pas près de trois Français sur quatre (72%) de s'inquiéter de la localisation en temps réel diffusée sur internet; d'ici 5 à 10 ans, les systèmes de recherche numérique par géolocalisation feront partie du quotidien de tout le monde que ce soit pour accéder aux biens de consommation ou aux services courants; et déjà un tiers des possesseurs de système de géolocalisation s'en servent pour trouver des points de vente.
Ces principaux enseignements tirés de l'enquête nationale de l'Atelier BNP Paribas réalisée par l'Ifop sur le thème "les français et la géolocalisation" ont aussi une portée indirecte sur le monde professionnel. Ne serait-ce que pour localiser un matériel déjà installé (mais perdu de vue), un consommable, pour rejoindre un point de vente d'imprimantes, de multifonctions, dePCs, trouver un prestataire de systèmes d'impression, savoir où en est une livraison, imprimer à distance sur un poste donné, etc. Certains équipements commencent à être équipé en standard d'une puce GPS, et des acteurs mondiaux comme Google ont déjà ouvert le chemin. Cela fait - et fera de plus en plus - partie de l'informatique dans les nuages (cloud computing) qui automatisera encore davantage la plupart des processus.
Raphael Ducos
Tout le détail de cette enquête :
http://www.atelier.net/fr/themas/marque-lespace-communiquer-geolocalisation

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Impression toute!

Octobre 2010 démarre a fond. Du moins dans le domaine de l'impression numérique. Que ce soit en entreprise, en production ou en grand format. A l'occasion des salons de la rentrée (Photokina, Viscom, Graphexpo, etc.) de nombreux fournisseurs ont aligné de nouvelles stratégies, de nouveaux équipements, sans oublier les solutions logicielles.
Pour l'impression en entreprise HP mène le bal avec ses multfonctions jet d'encre qui permettent d'imprimer par internet et aussi de naviguer pour de vrai. La stratégie ePrint risque de faire du bruit au cours du quatrième trimestre. On n'oubliera pas Brother, Canon et Dell qui lancent aussi de nouveaux modèles.
En production, Ricoh annonce une version industrie graphique de son système d'impression numérique couleur 90 ppm. En arrière plan on n'oubliera pas non plus la bataille mpondiale ouverte en impression de production jet d'encre encre HP, Kodak, et Océ. Pour le moment HP et Océ ont pris un bon départ. Une petite dizaine de rotatives d'HP sont en production (noir et couleur), et une centaine de JetStream ont été vendues par Océ. Kodak monte en puissance. Xerox se préparant lui aussi.
En grand format, les systèmes deviennent encore plus productifs (Inca), s'enrichissent de nouvelles fonctionnalités (Agfa), et les gammes se renforcent (Epson, HP, Roland). Mais la véritable bagarre se déroule sur le front de l'impression photo et artistique : Canon, Epson, et HP s'y affrontent vivement. Avec sans cesse de nouveaux modèles dans tous les formats. Et ce n'est sans doute pas fini.
Raphael Ducos

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Une nouvelle ère

L'annonce de l'alliance de Manroland (offset feuilles et rotatives) avec Océ (numérique feuilles et rotatives) marque le véritable début d'une nouvelle ère (CF. www.reviewofprint.com du 1er décembre 2010). Celle de la production des documents du XXIème siècle, et celle des méga-rapprochements. On va donc disposer à court terme de nouvelles presses pouvant aussi bien imprimer en faible ou en grande quantité, en qualité suffisante ou en très haute qualité, avec des données variables, et à bas coût. Les nouvelles rotatives vont se heurter de nouveau aux machines feuilles jet d'encre-offset, comme au temps où l'offset régnait sans partage (le XXème siècle). Jusqu'ici, il y avait eu cependants quelques balbutiements vers cette nouvelle direction. Nipson avait été un des premiers à proposer un groupe d'impression magnétographique (noir et blanc) pour ajouter des données variables sur des rotatives offset, Scitex (redevenu Kodak) a suivi avec des systèmes à base de jet d'encre continu, et plus récemment Kodak a développé sa propre technologie de têtes jet d'encre Prosper S10 adaptables sur des rotatives offset. Enfin, HP a toujours un département spécialisé dans la fourniture de systèmes d'impression jet d'encre adaptables sur quasiment n'importe quelle machine en mouvement (affranchissement, etc.). La presse numérique Nexpress a été lancée à ses débuts par une alliance Kodak-Heidelberg. Est-ce que cette dernière pourrait se reconstruire? Que vont faire de leurs côtés Komori? et KBA? On n'oubliera pas, enfin, la société française Impika, occupant à la fois la place d'outsider et de leader dans l'impression numérique, qui est déjà courtisée par bon nombre de constructeurs traditionnels, et même numériques, pour son avance technologique. La nouvelle ère s'annonce palpitante... pour ceux qui resteront sur les marchés.
Raphael ducos

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BAN! BAN! BAN!

On connaissait l'USB, le Bluetooth, l'Ethernet, le 3G+, le WiFi, l'Internet,  l'infrarouge (et même feu les disquettes) pour transmettre des fichiers. Désormais, il faudra compter avec un nouvel interface : le BAN (Body Area Network) ou réseau corporel. Le corps peut aussi servir d'interface avec un équipement numérique d'impression. Pour transmettre des données de sécurité autorisant ou non une action. Plus besoin de passer une carte dans un lecteur, de mettre ses doigts dans un détecteur, il suffit de toucher avec sa main l'équipement que l'on doit mettre en marche. L'impression sécurisée, l'accès à une zone classifiée etc. peuvent désormais être gérés grâce au BAN. Condition de fonctionnement : disposer dans une poche d'un lecteur permanent chargé d'une carte d'identification avec hologramme, puce, photo, RFID, etc. Le corps se charge du reste, c'est à dire de la transmission des données jusqu'au récepteur dont est muni le système d'impression. Particularité : le dispositif permet aussi aux handicapés d'agir par l'intermédiaire d'une plaque placée sur le sol.
Konica Minolta et Dai Nippon Printing proposent cette solution. On n'a pas fini d'en parler, car derrière elle se profile le projet de sécurité totale dans l'entreprise.
(Toile : www.konicaminolta.fr et www.dnp.co.jp/eng).
Raphael Ducos

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Dimensions

Lexmark Genesis S816Mon premier est plus haut que large, mon second plus large que profond, mon troisième se prend pour un appareil de photo numérique. Mon tout est une imprimante. Qui suis-je? La réponse est sur le site de reviewofprint en cherchant le mot "Genesis". La démarche de Lexmark en lançant son nouveau modèle de multifonctions jet d'encre rompt en effet avec les habitudes du secteur. Ce qui n'est pas pour nous surprendre puisque Lexmark a été à l'avant garde de l'impression de photos couleur, puis de la connexion internet sans fil. Avant d'être rattrapé par les autres concurrents.
Jusqu'à présent, toutes les imprimantes, ainsi que les trois-en-un ou les quatre-en-un, offraient la même approche esthétique : être le plus compact possible, genre parallélépipède horizontal parfait (plus large que profond, plus profond que haut). Seuls les chargeurs d'originaux placés sur le dessus perturbent cette approche. Toutes les commandes de ces équipements se trouvent sur la face avant, avec la plupart des interfaces, car la connexion ethernet tend à disparaître.
Un écran tactile de pilotage, plus ou moins grand, y figure aussi, ainsi que l'alimentation et la sortie papier. Seule la teinte de la carrosserie est différente d'un constructeur à l'autre, en plus des fonctionnalités et caractéristiques techniques. Bref, avant l'arrivée de Genesis on pouvait très bien installer une imprimante ou un multifonction sur une étagère, ou sur un bureau sous des piles de papiers. Désormais c'est fini : l'imprimante créée son propre espace à elle.
Une seule conclusion : il faut ranger les papiers, ou s'en débarrasser une fois ceux-ci numérisés, envoyés, stockés et peut être ré-imprimés quelque part.
Raphael Ducos

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To print or not to print

EcofontOn a commencé par imprimer deux pages sur une seule, le recto verso au lieu du recto seul, puis on a décidé d'utiliser au maximum les cartouches de toner ou de jet d'encre en piégeant le senseur optique de l'imprimante ou du MFP. Que reste-t-il à la portée de l'utilisateur pour réduire les coûts d'impression? Avez vous pensé à la réduction de la taille des caractères et le choix d'un caractère plus maigre pour consommer moins d'encre ou de toner? Une autre possibilité est l'utilisation d'une police de caractères "allégés" d'Ecofont, une société hollandaise qui a développé un logiciel compatible avec Word et Outlook. En choisissant l'option Ecoprint, la police de caractères retenue pour l'impression consomme jusqu'à 25% moins d'encre. Le moyen utilisé est la création de petits alvéoles dans le corps des caractères. Le coût d'utilisation démarre à partir de 15 euros (TVA inclus) pour trois ans pour une police de caractères déterminée. Il diminue ensuite selon le nombre de postes susceptibles d'être concernés (www.ecofont.com). Une méthode réservée aux installations importantes est la sous-traitance de tous les services d'impression à une société spécialisée qui en réorganisant les postes d'impression et leurs applications peut obtenir une réduction jusqu'à 30% des coûts d'impression. Ne pas oublier enfin de terminer tous vos courriers électroniques de la mention " A n'imprimer qu'en dernier recours, pensez à protéger l'environnement". Car le mieux n'est ce pas de ne pas imprimer?

Raphael Ducos

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