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Changements d'été

L'été n'est plus ce qu'il était. Les sociétés de l'univers de l'IT n'ont cessé cette année d'inter-agir les unes avec les autres, et même d'inventer de nouvelles approches technologiques. Google rachète Motorola (mobiles et smartphones), puis GroupMe (services de messagerie mobile), Apple domine le marché des smartphones talonné de près par Samsung, et devient la société avec la plus grande valeur capitalistique du monde devant Exxon, EFI rachète Entrac et Prism et lance le Fiery système 10, Heidelberg acquiert CSAT (impression numérique), et Quark passe aux mains de fonds d'investissements. IBM teste des microprocesseurs qui fonctionnent comme le cerveau humain, et annonce une nouvelle génération de PC utilisant du graphene  (30 fois plus rapide que le silicium).

HP annonce de son côté qu'il va laisser tomber l'activité smartphones et tablettes, et se séparer de son activité PC d'ici un an environ, mais lance un nouveau PC Elite, et  rachète la société logicielle britannique Autonomy  pour 10,25 milliards de dollars. But du PDG d'HP, Leo Apotheker  : renforcer l'orientation solutions logicielles et services de HP. La division PC a réalisé au 3ème trimestre 2011 (à fin juillet) 9,5 milliards de dollars sur un C.A. total de 31,1 milliards de dollars. Sa marge opérationnelle était de 5,9% contre 14,7% pour la division impression qui a réalisé dans le même temps un C.A. de 6,08 milliards de dollars.

La décision de HP de quitter le monde du PC, des tablettes et des smartphones va faire des heureux : ses concurrents constructeurs de PC, de tablettes, et de smartphones, et indirectement ceux de l'univers de l'impression bureautique qui pourront lutter à armes plus égales sur les marchés des entreprises. Les investisseurs ont par contre perdu 21% de la valeur de l'action HP le vendredi 19 août, qui s'est établie à 23,20 dollars, soit une disparition de 12 milliards pour HP. Reste à savoir enfin le sort qui attend les unités de production de PC, dont une se trouve en France.

Raphael Ducos

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Passerelles

Les périodes de transition ont du bon. Elles favorisent la naissance de passerelles hybrides dans tous les sens. Hybrides c'est à dire qui associent l'analogique et le numérique. Celle que nous traversons est de ce point de vue particulièrement riche.
Le papier (analogique) devait disparaître? Il est devenu intelligent (grâce au numérique). Il a été équipé/imprimé de codes divers (visibles ou  non) pour vérifier la conformité les différentes étapes d'un processus d'impression/finition de production (qualité, colorimétrie, etc.), pour assurer qu'un document correspond parfaitement à l'adresse à laquelle il est associé (très important dans le domaine financier), pour optimiser l'envoi de courrier (économies sur les frais d'envoi). On peut en dresser un profil pour régler de façon optimale une presse numérique (par l'emploi d'un spectro). Sans oublier les codes à barre, les codes de sécurité, les glyphes de Xerox, les QR Codes, les étiquettes RFID (qui parlent avec les membres de leur famille dès qu'elles passent à proximité), etc.
Chaque fois, le papier codé est lu par un système optique/numérique qui vérifie la validité du code (emplacement, présence/absence), accède aux informations contenues dans ce code et les enregistre dans une base de données ou les affiche sur un lecteur spécifique (détection de faux billets, etc.). Il peut aussi déclencher une suite d'actions qui aboutissent par exemple à l'accès à un site internet particulier comme dans le cas des QR codes lus par un smartphone relié à internet. Ces QR codes (QR : quick response) se retrouvent de plus en plus en bas des publicités dans les journaux ou sur des affiches en grand format.
L'édition numérique devait tout balayer? Elle est en train de relancer la typographie grâce aux tablettes graphiques. Celles-ci tissent aussi des passerelles entre documents fixes, animés, sonores, etc. Et ce n'est pas fini.
Bonnes vacances. Rendez-vous lundi 22 août
Raphael Ducos

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La machine à tout faire

Jusqu'où la technologie de l'impression jet d'encre peut elle aller?
Les impressions en petit et grand, et même très grand format, sur toutes sortes de supports y compris textiles, sont le quotidien de nombreux prestataires à travers le monde entier. De quatre à douze couleurs, en feuille, à plat, ou en bobine. Les résultats sont spectaculaires et atteignent les plus hautes qualités et productivités.
Les dérivés de cette technologie d'impression dans lesquels l'encre est remplacée par des matières ou liquides de densité, et de caractéristiques différentes, sont encore plus "impressionnants".
Dernier avatar : l'imprimante qui produit des cellules solaires (Université d'Etat de l'Oregon aux Etats-Unis). Avantages sur les procédés classiques : baisse des coûts de production, réduction du gaspillage de matières. Selon la BBC, les chercheurs universitaires ont utilisé de la chalcopyrite (matériau composite) plus efficace que le silicone.
Dimatix lance ces jours-ci sur le marché une imprimante de matières à tout faire (voir l'article en date du 4 juillet 2011 sur www.reviewofprint.com). Pour produire entre autres du TFT ou des circuits imprimés.
Plusieurs sociétés dont le M.I.T ou Filton (filiale d'EADS) "impriment" des pièces d'avion en Titanium, des prothèses, etc. (voir article du 13 février 2011).
Une autre catégorie d'imprimante jet d'encre - la bioprinter (imprimante bio) - est en cours de développement : celle-ci est conçue pour produire des éléments du corps humain : artères, veines, muscles, etc. (article du 1er mars 2010).
Sans oublier l'imprimante 3D qui peut se reproduire elle-même en utilisant du plastique à base d'amidon (article du 13 juillet 2010).
On est loin du cuisinier de San Francisco qui avait "seulement" transformé une imprimante jet d'encre HP pour personnaliser les gateaux d'anniversaires.
Bref, la machine à tout faire existe. Il ne reste qu'à l'utiliser pour créer de nouveaux marchés, et sortir des sentiers battus de l'impression sur papier ou textile, où la concurrence est sévère. A vous de jouer!
Raphael Ducos

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Y a-t-il un imprimeur numérique dans la salle?

Lors du dernier symposium du SIN, l'intervention de G.Biscos d'Interquest sur le marché de l'impression numérique en France, et les échanges avec les professionnels qui ont eu lieu ensuite, ont conduit à se demander quelle peut bien être la spécifité d'un imprimeur numérique? Est-ce l'utilisation de MFPs ou de presses numériques? de systèmes d'impression jet d'encre grand format? de prestations via internet? de stratégies commerciales originales? Difficile de répondre car la PME type, prestataire de solutions de traitement de documents (dont l'impression), apparaît multiforme, sans typologie particulière. Elle répond à la plupart des besoins d'impression et de gestion de documents du marché (entreprise, commercial, affiches, livres, livres-photo, marketing, etc.) avec des approches personnelles.
En 2011 sur le marché français on a affaire à un ensemble de PME héritières des filières de l'offset et de la reprographie, qui se sont associées ou rachetées les unes les autres, de façon à pouvoir répondre aux défis posés par les clients, qui demandent des services - dont des courts tirages couleur de qualité, persionnalisés ou non - le plus vite et le moins cher possible. D'où les développement des stratégies commerciales basées sur des services plus ou moins sur mesure pour retrouver des marges perdues sur le prix de la copie, ou de l'impression au mille. On propose donc toutes sortes de prestations (en utilisant parfois la sous-traitance) y compris la finition, ou l'évènementiel avec pose. Les stratégies de niches prolifèrent. Le savoir faire en impression de données variables se développe, les proposition de services complets de marketing (multi-canal) aussi. Mais lentement. Reste l'impression distribuée à la demande (badges, documents etc) qui est peu explorée. Deux dangers parallèles menacent tous ces prestataires : les dématérialisations des documents (factures, livres etc.) d'un côté, et de l'autre l'arrivée des géants des marchés de l'impression qui au travers de services internet et de l'automatisation des processus peuvent devenir autant de concurrents virulents. Heureusement, la créativité demeure une ressource infinie. A la portée de tous.
Raphael Ducos

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Derrière l'impression numérique, l'affichage numérique...

L'impression numérique couleur devient rentable par rapport à l'offset de un jusqu'à 5 000 impressions. Cela passe par l'impression feuille et l'impression bobine. L'impression à base de toner est complétée par celle reposant sur le jet d'encre. Drupa 2012 sera l'occasion pour plusieurs fournisseurs de présenter des solutions abouties de ces points de vue. En grand format, l'impression numérique couleur à base de jet d'encre a déjà balayé et occupé tous les marchés (intérieur, extérieur, CAO, signalétique, pub, très grand format). Les évolutions de la demande expliquent cela : durée de vie des produits plus courte, fragmentation des intérêts des consommateurs, budgets plus serrés, développement des communications multimedia globales et ciblées, concurrence accrue. Les documents transactionnels, le marketing direct, les livres, les manuels, les documents publicitaires, et même les journaux sont concernés. On comprend pourquoi les ténors de l'offset comme KBA, Manroland et Heidelberg s'associent avec des fournisseurs de systèmes d'impression numérique (RR Donnelley, Océ, Ricoh)
Parallèlement, l'affichage des écrans est en passe de devenir de plus en plus performant, pour offrir une nouvelle qualité photographique. On pourra bientôt disposer d'écrans de smartphones, de tablettes, d'ordinateurs, ou de TVs, qui afficheront de superbes images. Raisons : l'utilisation à venir de nouveaux crystaux semi-conducteurs de quelques nanomètres (50 atomes de large) qui émettent de la lumière, quand ils sont activés. Leur couleur dépends de leur taille : les plus petits émettent du bleu, les grands du rouge. Entre les deux, toutes les teintes possibles sont disponibles. Ils sont bien plus performants que les Led et Oled du marché, et diffusent une lumière plus précise, sans aucune dérive.
Nanosys, une société californienne, développe un film composé de ces structures pour redresser et améliorer les couleurs diffusées par les led des écrans actuels. Des fabricants comme Samsung sont déjà en train de tester leur usage pour remplacer ou succéder aux Oled, trop coûteux et fragiles pour les grands écrans. En anglais on appelle ces nouveaux composants des "Quantum dots" (points quantiques?). La course du numérique ne fait que commencer.
CF The Economist June 18 th 2011. http://www.economist.com/node/18833511story_id=18833511&CFID=172571400&CFTOKEN=98270330.
Raphaël Ducos

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Le Symposium de l'Impression Numérique

Le Symposium de l'Impression Numérique, organisé par le S.I.N. (syndicat de l'impression numérique et des services graphiques) à Paris (Hôtel IBIS Berthier 75017), le 23 juin prochain, aura pour thème central : "impression numérique : création de valeurs par la diversification des activités".  A cette occasion Interquest présentera sa nouvelle étude sur "les marchés de l'impression numérique et les services graphiques (2011-2016)". Une étude réalisée à la demande du S.I.N., qui sera publiée à la rentrée 2011.

La matinée sera consacrée à la présentation de l'étude d'Interquest et à une table ronde centrée sur le futur des marchés de l'impression numérique et des services graphiques. Celle-ci devrait mettre à jour les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités de ces marchés.

L'après-midi portera sur "la création de valeurs par la diversification des activités". On y examinera en détail les marchés parallèles et les marchés de niche.

Toutes les tables rondes seront animées par Patrick Cahuet (1prime concept) et Rodolphe Paillez (France Graphique).

Cette manifestation est soutenue par 1Prime-Concept, Antalis, Colour Link, HP, Intsitut Regard Persan, Konica Minolta, Ricoh, Riso, Xerox.

Toile : www.sin.fr

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Graphitec : solutions, impression numérique et finition

Ricoh_75_ppm_couleur_tnLe salon des industries graphiques a complètement basculé vers le numérique. A l'ordre du jour : les solutions logicielles associées aux équipements d'impression, et les systèmes de finition à la demande de plus en plus automatisés et contrôlés.

Ricoh a fait sensation avec la présentation, en première mondiale, de trois systèmes d'impression couleur à base de toner polymérisé en 65 et 75 ppm (Ricoh Pro C 651EX et C751 EX avec scanner, et Ricoh Pro C751 en version imprimante). Des systèmes quatre couleurs qui pourraient bien évoluer vers une configuration quatre couleurs plus une (vernis etc.). La place est prévue à l'intérieur des presses.  Ils peuvent être pilotés par le nouveau serveur d'impression EFI Fiery E41A et bénéficient de l'offre logicielle réunie dans "Total Flow" dont MicroPress d'EFI. Des systèmes qui peuvent être équipés de très nombreuses options de finition.

Ricoh et Heidelberg : l'accord est entré en vigueur officiellement le 8 juin en France. Heidelberg propose ainsi dans son offre une Ricoh Pro C 901 (90 ppm couleur) en complément de son offre offset (anicolor). Les équipes travaillent en fait ensemble depuis l'annonce mondiale à DigiMedia. Dans un premier temps ce sont les équipes de Ricoh qui assureront l'installation et le service après vente des équipements. Les contrats de service vont tenir compte de la réalité du marché (couverture d'encre des impressions, etc.). Le pragmatisme est semble-t-il la stratégie centrale des deux partenaires comme l'ont souligné MM. Huré (Ricoh) et Hoynant (Heidelberg) lors d'une présentation à la presse professionnelle.

Canon exposait aux côté d'Océ sur un stand commun. L'accent était mis sur les solutions proposées aux professionnel, sur l'impression feuille et sur l'impression grand format. Une bonne occasion de démontrer la complémentarité de l'offre commune. Parmi les grandes solutions présentées on trouvait le transactionnel, l'impression à la demande (livres personnalisés), le multicanal (Direct Smile), et le web-to-print pour les prestataires (Prineo Cameleon). L'imagePress C6010 VP du stand était ainsi pilotée par le contrôleur Prisma Sync d'Océ (une version IPDS est annoncée).

Kodak présentait la nouvelle version de la Nexpress SX (131 ppm, longueur de feuille : 660 mm, nouveau toner noir plus dense, et noir clair, finition mate). Une presse numérique pilotée par le biais du flux Prinergy de Kodak. Le constructeur a lancé un nouveau papier "Endura" pour impression recto verso (toner poudre ou liquide) avec effet identique à du papier photographique.

Konica Minolta mettait l'accent sur sa dernière génération de presses numériques couleur dont le dernier modèle 70 HC qui reprend les caractéristiques de la 7000 avec une orientation colorimétrique différente. Ce modèle succède au 65 HC et vise la reproduction de couleurs RVB grâce à une calibration spécifique et un toner particulier. Les solutions logicielles PrintGroove permettent son utilisation.

MGI a montré en avant première mondiale la presse Meteor DP8700 XL (330 x 1020 mm).  Sur le stand on trouvait aussi la MGI JETvarnish 52 x 105 cm et le MGI Digital Finisher 360 (cinq finitions dans un seul équipement).

C.P.Bourg, spécialiste de la finition du document imprimé, présentait plusieurs évolutions pour ses principaux équipements. La tendance de fond étant de faciliter le travail, d'assurer un contrôle d'intégrité entre couverture et corps de l'ouvrage, et bien sût d'aller plus vite et de permettre une très grande automatisation des processus. La bonne gestion des codes à barre (Code 39 en 1D actuellement, mais prochainement en 2D) générés par les systèmes d'impression différents du marché est au coeur de ces évolutions. On pouvait voir ainsi sur le stand une nouvelle assembleuse (jusqu'à 354 x 600 mm) associée à un booklet maker qui peuvent être installés dans une configuration d'impression on-line ou near-line, avec en option un module BCMX pour couper à la vitesse de l'impression les marges blanches d'une impression couleur et assurer le rainage pour une couverture; une BB 3002 avec gestion des codes à barre, un nouveau massicot une lame qui assure la coupe des trois côtés d'un ouvrage (plus compact, moins couteux). Enfin, un système de production de couvertures rigides de Schmedt est aussi distribué en France par le constructeur belge. Une démonstration de production de calendriers rigides personnalisés était effectuée sur place.
Raphael Ducos
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Graphitec du 7 au 10 juin à Paris

graphitecannelieu_tnGraphitec, le salon de la chaîne graphique, qui se tient à Paris Porte de Versailles du 7 au 10 juin prochains devrait, selon les organisateurs, rassembler près de 150 exposants (entreprises/marques) et accueillir 8 000 professionnels.
Les organisateurs du salon ont prévu de nombreux évènements pendant le salon dont la création d'un comité d'experts, d'un Campus des imprimeurs, de conférences, d'un espace papiers, sans oublier la mise en avant des nouveautés des exposants.
Huit nouveautés ont reçu la mention "Coup de Coeur" décernée par le comité des experts parmi cinquante deux produits sélectionnés:
  • GL Optic mini-spectrometer. Just Normlicht France. Spectrophotomètre compact mesure les couleurs dans tous environnements.
  • :Apogee IPhone App. Agfa Graphics. Permet de suivre en temps réel et à distance la production.
  • EM Wondertack. Fujifilm Graphic France. Support repositionnable pour offset et impression numérique.
  • Système Komori H-UV. Komori France. Nouveau système d'impression offset et séchage UV.
  • HP Color Inkjet Web Press T 400. HP France. Presse numérique jet d'encre qui offre des capacités de production, des vitesses et des formats comparables à l'offset
  • Imprimante couleur RFID RX 900e. Primera Europe Technology. Imprimante couleur qui permet d'accéder simplement à la technologie RFID.
  • Uchida U-Coater "effet vernis brillant". Machine compacte parfaitement adaptée à l'impression numérique est destinée à embellir et à protéger les produits imprimés avec un vernis brillant.
  • Astrojet M1. MAI. Cette imprimante compacte  intègre la technologie très innovante de têtes jet d'encre Memjet. Elle est destinée à l'impression quadri, à grande vitesse, d'enveloppes personnalisées.
Parmi les autres lancements attendus :
  • La presse Meteor DP8700XL de MGI sera présentée en première mondiale
  • Ricoh dévoilera une solution d'impression de production couleur en exclusivité mondiale
  • Kodak exposera pour la première fois en France la nouvelle plate-forme numérique de production Nexpress SX avec l'option "long sheet" (660 mm de long).
Seront aussi présents à Graphitec : Canon et Océ qui partageront un même stand (impression numérique petit et grand format, solutions logicielles), CP Bourg, EskoArtwork, GMG, Kern, Pitney, Printflux et Riso (etc.). Mais ni EFI, ni Xerox (au 31 mai 2011).
Tous les détails sur le site : www.graphitec.com
Raphael Ducos

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Le grand format a rendez-vous à Hambourg.

Fespa Amsterdam 2009La grande messe du grand format numérique a ouvert ses portes à Hambourg en Allemagne (Fespa Digital 2011 du 24 au 27 mai). Tous les grands acteurs y sont présents, constructeurs, fournisseurs de solutions logicielles et de supports d'impression.
Vedettes omniprésentes : l'impression jet d'encre, la polymérisation UV par led et les systèmes hybrides (à plat/bobine).
Tendances : toujours plus vite, plus grand, plus automatisé, plus intégré dans des flux de travail pouvant parfois gérer aussi les autres systèmes d'impression. Voici un bref aperçu de qu'on peut y trouver.

Agfa présentera ses dernières :Anapurna M1600,  Jeti 5048 UV XL et Jeti Titan FTR, plus la M-Press Leopard d'entrée de gamme (jusqu'à 1,6 x 2,6 m), ainsi que les derniers développements de son flux Apogee 7.
Canon dispose maintenant d'une gamme complète de systèmes d'impression imagePROGRAF dont les deux derniers modèles destinés à la production et à l'épreuvage sont les 6300S (24 pouces) et 8300S (44 pouces) pilotables par les solutions GMG, plus des multifonctions et des scanners.
Durst compte exposer sa gamme élargie de systèmes de production dont le nouveau modèle d'entrée de gamme Omega1 (quatre couleurs, UV, 160 cm de large, 35 m2/h). Une occasion aussi de soutenir l'encre Rho Roll et les imprimantes Rho 320R et 500 R.
EFI sera présent à travers ses systèmes d'impression Vutek (GS 3250LX UV, etc.), Rastek (T 1000, etc.) son flux unique de gestion de solutions d'impression et de serveurs d'impression Fiery, et ses différentes solutions de gestion pour l'imprimerie et l'emballage.
Epson exposera sa gamme d'imprimantes grand format dont les Stylus Pro 11880 (64 pouces), GS 6000 (64 pouces), 7900 (24 pouces, il existe une version WT pour épreuve) et 9900 (44 pouces).
EskoArtwork présentera sa solution de finition automatisée "Kongsberg i-XR Auto", sa suite logicielle" i-cut" pour gérer les fichiers, l' "Automation engine 10.1" pour automatiser les processus d'impression, le "Web Center" 10 pour la collaboration en ligne en impression et emballage, sans oublier Studio 10 pour la conception 3D des emballages.
Fujifilm présentera les dernières Imprimantes UV Acuity HD 2565 (deux versions jusqu'à 3,05 x 2,5 m)
Grapo exposera ses nouveaux modèles UV Gemini et Shark qui utilisent des têtes Xaar 1001.
GMG annonce une solution de production intégrée pour le grand format : PrintFactory GMG Edition (traitement des fichiers et préparation des travaux plus gestion des couleurs)
HP présentera ses récentes imprimantes HP Scitex LX 850 et LX 820 (3,2 m de laize) qui utilisent les encres Latex HP SCitex LX 610 ou Latex HP 3M LX600. Le flux de production HP SmartStream Designer Version 5.1 permet de créer et gérer des impressions en liaison avec la Colorserver Suite de GMG. Sans oublier les récentes Designjet T2300 eMFP (36 pouces avec solution web ePrint & Share), T 7100 (monochrome) et Z 6200 (signalétique).
Inca (distribuée par Fujifilm) présentera toute sa gamme OnSet de la S20 (310 m2/h) jusqu'au haut de gamme à 750 m2/h en passant par la dernière arrivée OnSet S40 (470 m2/h).
KIP présentera entre autres son imprimante led grand format couleur KIP Color 80 associée à un cutter en ligne KIPCut.
Mimaki exposera ses dernières innovations grand format dont les imprimantes JV34-260 et JFX-1631Plus (Led UV), l’imprimante LED UV compacte UJF-3042, l'encre argentée à éco-solvant et les encres UV LH-100, et les modèles à sublimation directe et par transfert TX-400-1800D et la JV5-320DS.
Mutoh exposera toute sa gamme d'équipements pour la signalétique, la sublimation thermique et texile. Notamment l'imprimante Viper TX Professional (direct sur tissu jusqu'à 90 pouces de large), l'encre Zephyr UV 3D pour l'impression en volume (200% de variation possible), le traceur-marqueur Kona Apparel (coupe jusqu'à 1615 mm) et l'imprimante ValueJet Hybrid 1608 HS (65 pouces, spectro).
Neolt devrait présenter les modèles hybrides UV Aster-JET (jusqu'à 220 cm) à base de têtes d'impression Xaar Proton et la X-Jet (jusqu'à 320 cm) à base de têtes Xaar 1001.
Océ présentera son offre grand format dont le récent ColorWave 600 Poster Printer (technologie Océ CrystalPoint) et ses gammes Arizona, qui sont d'origine à plat et qui en option peuvent recevoir un module bobine, dont les 360 GT (1,25 x 2,5 m) et 360 XT (2,5 x 3,05 m).
Roland exposera entre autres sa nouvelle imprimante à plat hybride Versa UV LEJ-640 de 162,5 cm.
Xaar présentera ses récentes têtes d'impression (1001 et Proton notamment) et sa vision du futur de l'impression jet d'encre  
Xerox annonce de nouveaux équipements en numérisation Xerox 7740 et en impression avec un multifonctions Xerox 7142 et surtout un flux numérique géré par la solution logicielle FreeFlox Access.
Toile: www.fespadigital.com
Raphael Ducos

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L'ombre des nuages

Cloud !"J'aime les nuages, les nuages qui passent, là-bas, là-bas, les merveilleux nuages!"(Baudelaire. Petits poèmes en prose 1869). Les nuages, ou "Cloud" en anglais, occupent de plus en plus de place dans les annonces de solutions IT. Les fournisseurs de solutions d'édition et d'impression s'y mettent à leur tour (HP, Ricoh, Xerox etc.). Les nuages apparaissent comme une nouvelle étape dans la rationalisation des flux de données. Une nouvelle étape pour économiser sur des processus, pourtant de plus en plus automatisés (stockage, temps de calcul d'ordinateur, flux etc). Deux entreprises sur trois se déclarent d'ailleurs prêtes à stocker leurs données dans les nuages, c'est à dire dans des serveurs extérieurs, au lieu que ce soit sur des bandes magnétiques ou des disques durs dans les entreprises elles-même. 100 millions d'utilisateurs des plates-formes de Sony viennent d'apprendre à leurs dépens que tous les détails de leurs profils (mot de passe, numéro de carte bancaire, etc.) ont été piratés par des mains inconnues. Bref, les nuages sont déjà utilisés par des malveillants pour accéder à des données hors de leurs portées jusqu'ici. Car les nuages sont aussi constitués par des temps de calcul d'ordinateurs que n'importe qui peut louer (voir l'offre d'Amazon). Bref, la puissance de calcul est à la portée de tout un chacun pour capturer les mots de passe, les adresse email, les codes, etc. Recommandation de base : appliquer les guides standard de sécurité indiqués par les organismes spécialisés, et surtout ne pas utiliser le même mot de passe pour les différents accès aux nuages. (lire "Are there criminal hiding in the cloud?" Alex Hudson. BBC Click sur www.bbc.co.uk)
Raphael Ducos

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Jusqu'où ira le numérique?

Un américain sur deux utilise comme principale source d'informations la télévision locale. On en dénombre presqu'autant qui consultent internet que ce soit en fixe ou en mobile pour s'informer indique l'étude "The Stae of the news media". Du côté supports papier, c'est moins brillant puisque la diffusion des quotidiens et des magazines continue de reculer en 2010. Le bilan publicitaire est encore plus éloquent : la part totale d'internet dépasse désormais celle des quotidiens avec près de 26 milliards de dollars contre 23 milliards de dollars pour les journaux.

IAB (Interactive Advertising Bureau) souligne de son côté que ces investissements publicitaires réalisés sur internet en 2010 ont progressé de +15% avec une pointe à +19% au dernier trimestre 2010, pour atteindre le total de 26 milliards de dollars. Son dernier rapport analyse la part des investissements publicitaires selon les catégories : "recherche" (46%) qui enregistre une progression de +12% en un an, "bannières" (24%), "petites annonces" (10%), "rich media" (6%) etc. L'accroissement le plus important a été enregistré par le segment "sponsorisation" qui est passé en un an de 2 à 3% (+88%, et +142% au dernier trimestre 2010).

Qu'en est-il de l'Europe, et de la France où près de 60% des citoyens sont connectés à internet? Et plus de 20% ont un smartphone, lui aussi connecté? Qui s'abonne encore à la seule version papier d'un journal ou d'un magazine? La mobilité des utilisateurs professionnels favorise en effet l'utilisation des versions internet des supports traditionnels, sur PC-MAC voire sur tablette numérique (voir The Economist, The Wall Street Journal). Avantages dans ce dernier cas : les textes et images peuvent s'enrichir de vidéos d'actualité ou de démonstration. Mais jusqu'où ira le numérique?

Sources: "The state of the news media" sur www.journalism.org  et http://www.iab.net/AdRevenueReport

 

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Commencer par la fin!

Quel point commun entre un document bureautique, un livre, une brochure, un journal, un magazine, des relevés téléphoniques, etc. Bon d'accord, ils sont tous (encore?) imprimés sur du papier. Quoi de plus? Eh bien, ils sont tous issus d'une chaîne de production intégrée avec introduction des données, impression de celles-ci, et finition jusqu'à la livraison, comme la mise sous enveloppe, le classement par poids et par destination, ou la mise en palette, etc. Tout y est coordonné et lié. En cas de problème constaté en sortie, la ré-impression peut être ordonnée automatiquement. Tous ces produits sont en effet destinés à répondre à une demande précise de l'utilisateur final. Toutes ces opérations peuvent être bien entendu gérées à distance par plate-forme de contrôle centralisée comme celle de Hunkeler. C'est ici, dans le domaine de la finition, que règnent encore les savoir-faire mécaniques, électro-mécaniques et électroniques pour piloter des systèmes complexes, modulaires, soumis à des contraintes forte de fiabilité, précision, et rapidité. Des systèmes d'autant plus important que la montée en puissance de la couleur dans le domaine numérique exige des applications de plus en plus sophistiquées, et des finitions sans faute. On en parle peu, car cela marche. Que peut-on dire sur ces systèmes, sinon qu'ils sont aussi lourds, imposants et bien souvent bruyants, qu'ils dégagent de la chaleur, qu'ils sont dangereux si on les approche de trop près, etc. Nous serions bien en peine en cas de panne pour lire des feuilles bien imprimées mais dépareillées, des blocs de feuilles de livre sans reliure, sans colle, ou dos carré collé, des magazines sans piqure à cheval, mal coupés etc. C'est ce que nous ont rappelé les quatres jours Innovations Days organisés par Hunkeler à Lucerne. La fin justifie les moyens!
Raphael Ducos

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Demain, le grand format numérique?

C'est toujours pareil. Au moment où une technologie atteint sa vitesse de croisière - l'impression grand format jet d'encre - une autre commence déjà à se développer pour lui prendre des parts de marché. C'est le cas des affiches-écrans numériques que l'on rencontre dans les gares, les métros, les aéroports. Des écrans qui prennent la place des affiches papier, et qui offrent en plus le mouvement, le son, le changement de sujets et une certaine interactivité avec les passants (changement du message selon l'analyse des expressions des visages par exemple).
Une étude menée par la société d'analyse des investissements publicitaires MagnaGlobal, que l'hebdomadaire The Economist détaille dans un récent numéro, montre que les dépenses vers les médias de communication de type grand format (affiches au bord des routes, dans les escalators des métros, les aéroports, etc) doivent doubler d'ici cinq ans pour atteindre un peu plus de 5 milliards de dollars. Les dépenses pub hors media (où l'on retrouve le grand format) progressent un peu moins vite que celles sur internet, mais quatre fois plus vite que celles effectuées en direction des médias traditionnels papier. Dans ce volume, la part des affiches numériques (écrans) devrait être de plus en plus importante, du moins dans les zones contrôlables. Les avis divergent sur le taux du basculement d'une technologie à l'autre dans les dix ans à venir. Certains pensent que 90% des affiches seront numériques d'ici dix ans… Quoi qu'il en soit d'autres acteurs parient encore sur une certaine interactivité entre l'affiche papier et l'univers numérique. La société J.C Decaux propose gratuitement une application pour iPhone, qui permet grâce à la prise d'une photo d'une affiche, de recevoir des informations sur le produit mis en avant et de recevoir des bons de réduction. Pour des raisons de taille, de coût, et d'efficacité, les affiches grand format sur papier ont encore de bonnes raisons d'exister. Le prochain salon Fespa Digital (Hambourg) permettra peut être d'y voir un peu plus clair.
Raphael Ducos
Affichage dans les rues de Hong Kong à la fin avril 2011.
   AXX 20 ans     Bally Tram    Bally Tram
 Dolce Gabbana    &Nom_Photo6&    Burberry
 Gucci    H&M     Dolce Gabbana

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Hunkelers Innovation Days

Encore une petite semaine avant le démarrage des "Hunkeler Innovation Days" organisés par le constructeur de systèmes de finition pour l'impression. Tous les fournisseurs de l'impression numérique mondiale seront présents du 14 au 17 février prochain à Lucerne. Axe dominant : l'intégration des solutions d'impression avec les systèmes de finition principalement d'Hunkeler, le tout piloté si possible par l'intermédiaire d'un seul flux. Hunkeler annonce ainsi qu'il mettra l'accent sur les solutions complètes de fabrication de livres, la perforation dynamique, un système de contrôle centralisé, etc.
En matière d'impression numérique on pourra aller sur les stands de Canon (dernières évolutions des presses avec cinquième couleur ou vernis, et solution d'intégration logicielle); de HP où on trouvera l'Indigo W7200, la presse jet d'encre T200 avec Pitney Bowes, et le module couleur d'impression C400; sur celui d'Impika où on verra la nouvelle presse jet d'encre iPrint 250 et le module d'impression iEngine 1000; chez Infoprint Solutions (évolutions de la presse jet d'encre 5000, etc.); chez Kodak (Nexpress SX, presses Prosper, Versamark VL6200); chez Nipson avec l'annonce d'une solution couleur; chez Océ où le jet d'encre - JetStream et ColorStream - ainsi que le feuille à feuille haute vitesse seront à l'honneur; chez Ricoh où seront présentées de nouvelles solutions de gestion de sorties documentaires et la presse couleur C901 pro Art Graphic Edition; chez Screen qui présentera sa Truepress Jet520ZZ ainsi que son flux Equios prêt pour le PDF/VT; chez Xeikon qui s'appuiera sur la presse Xeikon 8000; enfin chez Xerox qui fera le point sur l'état d'avancement de sa presse jet d'encre de production entrevue à l'Ipex 2010 et sur l'impression en continu.
Toile : www.innovationdays.hunkeler.ch
Raphael Ducos

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Sacré Chip!

CHEAP CHIP!Les chips sont partout, dans les photocopieurs, les imprimantes, les scanners, les têtes d'impression jet d'encre, les ordinateurs, les téléphones, les voitures, les missiles, les armes évoluées, les systèmes de contrôle des centrales nucléaires, etc. Partout.
Chip : élément semi-conducteur, généralement en silicium, constitué d'un circuit intégré pouvant contenir jusqu'à 2 milliards de transistors. Le chip le plus connu a la forme d'un microprocesseur (CPU ou central processing unit), mais il y a aussi le chip de mémoire, ou le chip multi-coeurs, etc. La liste est longue et diversifiée. Le premier microprocesseur est arrivé en 1971 (Intel 4004), bien après le premier transistor (Bell 1947).
Cette petite description succinte rappelle qu'en 2011 un chip peut ne pas faire obligatoirement seulement ce qu'on croit. Parmi les milliards de transistors constituant un chip, fabriqué dans une usine quelque part dans le monde, il peut y avoir un dispositif caché qui émet une information sur la position de l'équipement où il est installé, ou qui peut recevoir une information le rendant inutilisable, ou encore agir dans un sens opposé à ce qui est prévu, ou autre. Cette fragilité s'ajoute à celle que l'on peut trouver dans certains logiciels (OS ou applications) sous la forme de "porte dérobée" qui permet d'accéder à un PC sans que l'utilisateur en soit informé. Enfin, pour fermer la boucle, il ne faut pas oublier tous les malwares et autres virus qui cherchent à faire la même chose. Le pays qui fabrique des chips, et s'assure du contrôle de leur fabrication de façon stricte, est garanti de maîtriser une étape décisive de ses moyens informatiques. Les autres doivent faire confiance à ce qu'ils achètent. Ou demander l'indulgence du sacré chip!
Raphael Ducos
Exceptionnellement, la semaine prochaine la lettre hebdomadaire de reviewofprint ne paraîtra pas. Prochain rendez-vous le mardi 3 mai 2011.

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1, 2, 3, je ne suis plus là!

Si certains prévoient de rassembler et de stocker toutes les informations numériques sur chaque individu à l'usage de leurs descendants - ou autres curieux professionnels - d'autres heureusement se préoccupent de faire disparaître les images à volonté. Une équipe de chercheurs allemands a ainsi développé un logiciel qui marque les images que l'on diffuse sur le web avec une clef cryptée, ce qui permet de lui attribuer une durée de vie maximum. Au delà de la date fixée par l'auteur, l'image marquée ne peut plus être vue, ni reproduite.
Cette nouvelle possibilité concerne au premier chef les usagers des réseaux sociaux qui postent des images sur le web, puis les oublient. Or, sur le web on ne peut pas être plus "nu", dépourvu de protection généralement qu'un fois le problème mis à jour : lors d'une candidature, d'un rendez-vous, d'une demande de promotion, etc. Le programme X-Pire devrait être disponible dès le début de l'année 2011, sous la forme d'une location mensuelle pour un montant très réduit de quelques euros.
Pour les obsédés du secret il existe aussi un projet développé par le M.I.T. et la marine américaine "tor", qui garantit l'anonymat des utilisateurs (www.torproject.org).
www.x-pire.de

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Vive le numérique!

L'association des services internet communautaires (ASIC), qui regroupe une vingtaine de sociétés dont eBay, Facebook, Google, Microsoft, Skype, Yahoo, etc.), annonce le 5 avril le dépôt devant le Conseil d'Etat Français d'un recours contre le décret publié le 1er mars sur la conservation des données (CF. ROP. Edito du 7 mars 2011 "Bases de données à l'oeil").
Ce décret pris dans le cadre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004 pose quelques problèmes de fond selon l'ASIC.
Ce décret oblige en effet les hébergeurs (la définition de leur activité est toujours en débat en France) à conserver toutes les informations relatives à chaque connexion pendant un an. Cela concerne notamment l'identifiant de la connexion, le nom, le prénom, l'adresse postale, l'adresse e-mail, le numéro de téléphone, le mot de passe utilisé. Toutes ces données pourront être transmises à des services publics (police, impôts, Urssaf, etc.) en cas d'enquête. On notera l'absence d'avis public de la CNIL sur ce décret.
Ce qui pose problème selon l'ASIC, c'est la durée du stockage, les coûts supplémentaires que cela entraîne, et surtout la conservation des mots de passe (messagerie, banque, voyage, etc.).
Ce dernier point est le plus sensible puisque rien n'est prévu pour contrôler ensuite l'utilisation, le stockage et la protection des données, chez les fournisseurs d'accès, et une fois transmises aux autorités menant une enquête.
L'ASIC souligne qu'une directive européenne prévoit que Bruxelles doit donner son avis sur les textes relatifs à la société de l'information. Ce qui n'a pas été fait. De plus la conservation d'éléments, qui dépassent la seule identification de l'internaute, va plus loin que ne prévoyait la LCEN de 2004. Voir Journal Officiel de la République Française n°0050 en date du 1er mars 2011 le texte n°129.
Il n'aura échappé à personne que les acteurs de l'ASIC ne sont pas de purs chevaliers blancs, c'est à dire qu'ils font, ou ont fait, ce qu'ils reprochent au gouvernement français de chercher à faire. Facebook, Google, et les autres, archivent consciencieusement toutes les données des internautes à des fins commerciales. Ce qui explique pourquoi des sociétés intermédiaires, qui revendent les données numériques des utilisateurs à des sociétés de marketing, les mettent parfois en danger en ne les protégreant pas suffisamment. Cela vient de se produire aux Etats-Unis avec la société Epsilon Data Management LLC, une division de Alliance Data Systems Corp. qui a reconnu le 6 avril 2011 que les noms et adresses e-mail des clients de 40 grandes sociétés, dont J.P Morgan Chase etc., avaient été volés par des hackers. Vive le numérique!
Raphael Ducos

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L'offset séduit par le numérique

Les prestataires de services d'impression - imprimeurs, reprographes, copyshops, etc. -, investissent régulièrement dans des systèmes d'impression numériques. Près des 3/4 de ceux qui utilisent de l'offset, ont aussi du numérique. Cette situation n'a pas échappé aux grands constructeurs d'offset du marché. Ils cherchent ainsi des alliances avec des fournisseurs de systèmes numériques pour être présents sur les marchés du numérique. Il s'agit de tenter d'en récupérer une partie, en échange d'une partie de leur savoir-faire et de l'accès à leurs clients.

Manroland a le premier dégainé en signant avec Océ un accord pour distribuer ses équipements d'impression jet d'encre bobine couleur JetStream et ColorStream. L'accord prévoit des échanges technologiques, et des accès aux marchés de chacun, sans oublier le développement de futurs produits (www.reviewofprint.com du 1er décembre 2010).

Heidelberg de son côté vient d'annoncer un accord avec EFI pour les marchés nord-américains concernant la distribution des presses numériques jet d'encre de très grand format Vutek de 2 à 5 m de large (voir article reviewofprint.com). On attend maintenant de savoir si cet accord va être étendu au monde entier ,et quel va être l'autre partenaire constructeur de presses numériques pour les plus petits formats.

Selon une déclaration effectuée à notre confrère PrintWeek par Heidelberg il pourrait s'agir du constructeur d'une machine située dans la tranche des 80-90 ppm, d'un coût d'environ 100 000 euros, et pouvant s'intégrer dans le flux Prinect de Heidelberg, pour compléter les presses offset utilisant la technologie Anicolor (rentables à partir de 250 impressions). Les termes de l'accord seront aussi importants (RD, développement, clients, etc.). On peut raisonnablement penser que la ou les presses numériques visées devront disposer de cinq couleurs d'impression pour permettre de reproduire des couleurs spéciales (spot color) même en petit tirage. Il reste maintenant à connaître les développements prévus, de leurs côtés, par KBA et Komori.
Raphael Ducos

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Trois semaines après le 11 mars 2011

SH-60B_helicopter_flies_over_Sendai_tnL'alimentation énergétique irrégulière, les difficultés de transports, les approvisionnements irréguliers en composants et pièces détachées constituent les problèmes les plus importants que les constructeurs japonais doivent résoudre à la suite du Tsunami survenu le 11 mars dernier. On n'oubliera pas, bien sûr, les dizaines de milliers de disparus, ni la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima survenue ensuite et non encore maîtrisée le 3 avril 2011. On ne peut encore en mesurer les effets sur le peuple japonais et l'économie du pays. Et par ricochet sur le monde entier. Voici un essai de tour d'horizon de ce qu'on peut glaner sur les sites des principaux fournisseurs japonais à la date du 3 avril 2011.

Brother a annoncé le 14 mars un don de 100 millions de yens pour les victimes. Aucune communication officielle sur les conséquences sur la société elle-même n'a été effectuée..

Canon a indiqué le 15 mars que le tremblement de terre a causé des dommages sur certains de ses bâtiments, entraîné des coupures de courant, et des arrêts de production. Cela concerne surtout les installations de la région nord de Honshu (la plus touchée). Les dommages ont été importants au centre d'Utsunomiya, où il y a eu 15 blessés, et au centre de Fukushima. Deux centres en attente de remise en route à la date du 15 mars. Pour continuer la production, Canon envisageait d'utiliser d'autres centres de production.

Epson a versé 100 millions de yens pour aider les réfugiés, et indique qu'au 31 mars il n' y a eu aucun blessés dans ses rangs. Seul un employé manque à l'appel. Quatre usines de fabrication ont été touchées par le tremblement de terre dont une est située dans la zone des 20 km de protection autoiur de la centrale nucléaire de Fukushima. Trois sont en cours de redémarrage. Epson Atmix Corporation (Hachinohe, Aomori Prefecture) qui produit des métaux en poudre, des composants métalliques avec des moules à injection, et du quartz artificiel ne reprendra au mieux qu' à la fin avril. Akita Epson Corporation (Yuzawa, Akita Prefecture) qui fabrique des composants d'imprimantes, des systèmes à cristaux a redemarré le 22 mars. Les usines Seiko Epson Corporation Sakata et Tohoku Epson Corporation (Sakata, Yamagata Prefecture), qui produisent des composants pour les imprimantes jet d'encre et des semi-conducteurs ont repris le 28 mars. L'usine Epson Toyocom Corporation Fukushima (Minami-Soma, Fukushima Prefecture) qui fabriquait des systèmes à base de crystal a été arrêtée complètement.

Fuji Xerox indique s'être réorganisé pour faire face aux coupures d'énergie et aux difficultés de circulation. Ses activités de distribution et de maintenance ayant été perturbées. Priorité a été donnée aux organismes de secours. Pour cause de manque de certains composants et de pièces, la fabrication de certains équipements était arrétée le 18 mars aux centres de Niigata Kashiwazaki-shi, (Niigata Prefecture) et de Suzuka Suzuka-shi, (Mie Prefecture).

Konica Minolta ne déplore aucun blessé, mais indique que des dommages ont été relevés sur les sites de distribution et les bureaux de la région de Tohoku, dont le site de stockage de Sendai. Aucun dommages par contre dans les usines de fabrication qui sont installées autour de Tokyo. La fabrication continue en Chine. L'usine de fabrication de toner et de rouleaux photoconducteurs de Kofu a retrouvé une activité presque normale à la date du 28 mars.

Kyocera Mita, qui a sept bureaux de vente dans la région affectée par les effets du Tsunami, ne déplore aucun blessé parmi son personnel. La production des usines, et le fonctionnement des centres de R&D, qui sont installés en dehors de la zone sinistrée, dépendent maintenant de la disponibilité de l'énergie et du rétablissement de la logistique.

Mimaki indique de son côté que tout son personnel est sain et sauf, et qu'aucune de ses usines n'a été touchée par le sinistre. Seul le bureau de vente de Sendai est arrêté provisoirement.

Mutoh Japon annonçait le 14 mars que son personnel et ses usines n'avaient subi aucun dommage. Les difficultés de transports ont perturbé la production des centres de Shinagawa, Tokyo, Suwa, Nagano et les bureaux du nord-est du Japon.

Oki n'a déploré aucune victime ni blessé parmi son personnel. Seule l'usine de Fukushima qui produit des imprimantes et des consommables pour le marché intérieur japonais a été touchée. Elle avait recommencé partiellement son activité dès le 16 mars.

Panasonic, dont le personnel est lui aussi sain et sauf, indique que l'usine de Fukushima et de Sendai ont redemarré partiellement le 1er avril. Celles de Tokyo de Sanyo Electric a repris en partie le 14 mars, celle de Yamagata et Utsunomiya le 22 mars, et celle de Panasonic à Fukushima le 23 mars.
Pour aider les victimes le constructeur a versé 300 millions de yens et fourni des milliers de radios, lampes torche, batteries, et lampes à led solaire.

Ricoh indique le 25 mars que les usines de Ricoh Optical Industries de Hanamaki, Iwate et Hasama Ricoh de Tome, Miyagi ont été touchées, mais qu'elles ont redémarré partiellement. Tohoku Ricoh de Shibata-gun, Miyagi a été endommagée, et les services de base régionaux n'ont pas été rétablis. Ricoh estimait qu'il faudrait entre une semaine et deux mois pour rétablir la ligne de production. Ricoh Printing Systems de Hitachinaka, Ibaraki a vu ses immeubles touchés mais ses équipements de production n'ont presque pas subi de dommages. Néanmoins les difficultés de transport empêchent les salariés de s'y rendre et perturbent la production. Quelques lignes de fabrication ont redemarré, d'autres auront besoin de une à quatre semaines pour être remise en activité.

Roland précise le 16 mars que tout son personnel, ses bureaux et toutes ses usines de Shizuoka et Nagano n'ont subi aucun dommage. Tout fonctionne donc normalement.

Samsung de donne aucune information sur son site.

Sharp ne communique aucune information officiellement sur son site.

Screen précise le 18 mars que son fournisseur Quartz Lead, fabricant de semi-conducteurs, n'a subi que des dommages légers. Dès que les infrastructures seront rétablies, la production doit reprendre. Les services fournis aux clients dans la région de Tohoku ont été affectés pour cause de difficulté de transport, et de sécurité. Tout le personnel de Screen est sain et sauf. Les usines de fabrication de semi-conducteurs, d'écrans d'affichage, et d'équipements d'impression des préfectures de Kyoto et Shiga, au sud-ouest du Japon n'ont subi aucun dégâts.

Toshiba a annoncé le 30 mars qu'il fournira gratuitement des systèmes de production d'énergie et des équipements électriques pour les installations mises en place par le gouvernement pour les victimes du tremblement de terre. Le groupe a versé 500 millions de yens en tant qu'aides aux victimes, dont des équipements médicaux, et des aides matérielles. Le groupe met à la disposition des victimes les équipements sanitaires de ses usines de Iwate Toshiba Electronics et Kitashiba Electric, qui sont proches de la zone sinistrée. Les 74 104 salariés du groupe, sauf un, sont sain et sauf. Ce dernier était encore recherché le 21 mars. Les usines de Yokkaichi Operations (Mie Pref.), Oita Operations (Oita Pref.), Keihin Product Operations (Kanagawa Pref.), Hamakawasaki Operations (Kanagawa Pref.) , Fuchu Complex (Tokyo) , Komukai Operations (Kanagawa Pref.), Fukaya Operations (Saitama Pref.), Ome Operations (Tokyo) fonctionnent normalement, malgré quelques petits dommages.
Par contre l'usine de Iwate Toshiba Electronics Co. Ltd., (Kitakami City, Iwate Prefecture) ne devait remettre ses lignes de production en marche que le 28 mars. Certaines activités ont été déportées sur d'autres usines. L'usine de Toshiba Mobile Display Co., Ltd. (Fukaya City, Saitama Prefecture) aura besoin d'un mois pour retrouver un rythme normal de production.
Le 22 mars Toshiba a indiqué qu'il a formé un comité spécial réunissant 700 ingénieurs et fonctionnant 24/24h et 7j/7 pour aider TEPCO à trouver des solutions pour la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. De plus une centaine d'ingénieurs de Toshiba ont été envoyés sur place.

Raphael Ducos

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Des salons sur mesure

D'un côté, on trouve les manifestations couvrant plusieurs marchés - drupa et paperworld en Allemagne, Igas au Japon, Ipex au Royaume-Uni, Photokina en Allemagne, Print et Graphexpo aux Etats-Unis, Graphitec en France, etc. - de l'autre bon nombre de salons spécialisés à commencer par ceux concernés par le grand format comme Sign & Graphic Imaging (Dubaï), Fespa (Allemagne), inCom (France), Viscom (France, Italie, Allemagne, etc.). On n'oubliera pas ceux qui ciblent le secteur de l'emballage comme Luxe Pack Monaco (Monaco), Converflex Europe (Italie), Equipmag (France), Fachpack (Allemagne), etc., le secteur de l'étiquette comme LabelExpo (Belgique, Etats-Unis, Chine), etc., la presse avec l'IFRA (Allemagne, Hollande, Suisse). Mais il y a aussi Glasstec, ProFlex et de nombreux autres salons très spécialisés, etc.. La bureautique a ainsi son salon de la distribution avec IT Partners (France) en début février.
Dans les industries graphiques traditionnellement le salon Intergraphic (France) du début janvier ouvrait l'année et stimulait d'une certaine façon le re-démarrage de l'activité. Jusqu'en 2010. Cette année il cède la place à une journée de Forum de l'Industrie Graphique située à la fin mars.  
Heureusement, la manifestation  - Hunkeler  Innovations Days - organisée tous les deux ans par le constructeur suisse éponyme de systèmes de façonnage pour l'impression se tient à la mi-février à Lucerne. Tous les fournisseurs de systèmes d'impression numérique s'y retrouvent habituellement pour exposer leurs récentes solutions complètes d'impression et de façonnage avec les équipements Hunkeler et parfois avec ceux de leurs concurrents. Une bonne occasion, cette fois-ci, de vérifier si les promesses énoncées pendant l'IPEX 2010 ont été tenues.
Raphael Ducos

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Désencrage : les grandes manoeuvres

 Océ vient d'annoncer que les responsables des organismes existant dans le domaine du désencrage - DPDA (Digital Print Deinking Alliance) et INGEDE (Internationale Forschungsgemeinshaft Deinking-Technik) - vont collaborer dans le domaine du désencrage des imprimés issus des systèmes jet d'encre. Le premier organisme accueille HP, InfoPrint, Kodak et Océ, le second quarante papetiers et leurs laboratoires de recherche à travers toute l'Europe.
Il s'agit essentiellement de trouver des solutions nouvelles pouvant traiter aussi bien des papiers imprimés classiquement que numériquement. Celles-ci devraient permettre aux fabricants d'encre et aux usines de désencrage de mieux s'adapter dans le futur. Le but étant que le papier recyclé à partir des papiers imprimés par jet d'encre ou par les systèmes d'impression traditionnels, puisse de nouveau servir de matière première pour produire de nouveaux papiers utilisables en impression.
Ces recherches communes conduiront sans doute à des modifications des fabrications d'encre, des papiers, des traitements avant et après impression, ainsi que des processus de désencrage.
Comme tout projet institutionnel celui-ci prévoit la mise en place d'un comité technique composé de représentants des deux structures, des échanges réguliers et des développements conjoints. L'enjeu est important, car l'impression jet d'encre va prendre de plus en plus de place dans le secteur de l'impression graphique et éditique. Il reste maintenant à mettre en musique cette partition.
Raphael Ducos

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Accélération

Le basculement de la communication papier vers le numérique ne cesse de s'accélérer. Les solutions d'automatisation de la production documentaire ou graphique (nom générique : workflow) ont pour résultat d'optimiser l'utilisation de l'impression. De réduire le gaspillage, de choisir des voies alternatives ou simultanées (commande 24/24h 7j/7, facture par e-mail, etc.), voire de s'en passer. Les cartes de voeux électroniques reçues sont plus nombreuses que celles qui ont été imprimées. Les solutions électroniques destinées au grand public pèsent de plus en lourd dans la modification du panorama de la communication. Le raz de marée des smartphones, des lecteurs numériques de livres (ebook), et des tablettes depuis l'apparition de l'iPad est là pour le rappeler. La manifestation grand public américaine du début de l'année - le CES de Las Vegas - a révélé quels sont les nouveaux concurrents d'Apple en matière de tablette électronique : Asus, Dell, LG, Motorola, RIM, Samsung (nvx modèles), etc. On attend maintenant l'offsensive de Google dans ce domaine, qui s'ajoutera alors à celle de l'édition des livres numérisés dans le monde entier. Quasiment tous les grands medias imprimés (quotidiens, magazines) du monde entier proposent déjà des versions pour smartphone ou tablette électronique. Les seuls secteurs qui demeurent un peu à l'abri de cette concurrence frontale sont ceux de l'étiquette, de l'emballage, et de communication en grand format. Encore que... Meilleurs Voeux quand même.
Raphael Ducos

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Les technologies clés pour 2015

"À l'horizon 2015-2020, le paysage du secteur TIC (technologies de l'information et de la communication) devrait s'inscrire dans un contexte de nouvelles infrastructures plus performantes avec notamment :
  • des composants électroniques de petite taille supportant des capacités de calcul plus importantes ;
  • une connectivité Internet très haut débit sans couture et nomade dans les grandes villes et au-delà, profitant des technologies électroniques de base (nano, opto, etc.) ;
  • des réseaux tout IP permettant de réduire les coûts et offrant des performances accrues ;
  • une plus grande efficacité énérgétique des composants, systèmes et réseaux, permettant un développement optimisant les consommations de ressources ;
  • une informatique de plus en plus ouverte et de plus en plus en mode « nuage ». C'est la principale « révolution » de l'informatique depuis l'avènement d'Internet ;
  • une proximité très forte avec les métiers à mesure que les TIC deviennent de plus en plus critiques dans leur fonctionnement."
Extrait du rapport sur les "Technologies Clés 2015", élaboré par 250 experts sous la direction d'un comité stratégique présidé par Denis Ranque, président du Cercle de l'Industrie.
A lire absolument pour mesurer les enjeux technologiques de demain, orienter ses actions, trouver des partenaires, investir à bon escient.
Texte intégral sur : www.industrie.gouv.fr/tc2015/.
Raphael Ducos

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Vive 2011 !

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Rien de mieux qu'un petit bilan synthétique de 2010 pour accueillir le mieux possible 2011.
Les nouvelles extensions enregistrées dans le domaine de l'automatisation des processus documentaires, qui conduisent parfois à l'impression, constituent la note dominante de l'année. Etre plus efficace au meilleur prix devient le leitmotiv de tous les acteurs du secteur. Derrière, viennent toutes les démarches de certifications environnementales, rendues nécessaires par les appels d'offre qui les exigent. Diminuer son empreinte carbone fait désormais partie du code de bonne conduite environnementale, du papetier à la distribution des imprimés en passant par les matériels et les consommables.
La distribution, soumise ces derniers jours aux aléas du mauvais temps hivernal, commence de s'intéresser aux voies du SaaS (software as a service), comme moyen de commercialisation des solutions  d'impression, en plus des réseaux de vente indirects, directs, ou par internet.
L'utilisateur final peut désormais accéder directement à des contenus numériques par Wifi, 3G+ (smartphones, tablettes, ebooks), sans avoir besoin de passer par un PC, ou envoyer des documents à imprimer vers quasiment toutes les imprimantes dans le monde, avec les mêmes outils, grâce aux solutions d'Adobe et d'EFI associées à celles des constructeurs de matériels.
Les offres de contrôle de la construction des documents numériques, du déroulement des processus de travail de l'impression (workflow) se multiplient (DIMs, Enfocus, EFI, etc.), sans oublier les solutions de web-to-print qui font partie de toute panoplie d'automatisation. Cela concerne tous les secteurs de la production : de la photo à la publicité en passant par le livre, mais aussi l'entreprise : avec la dématérialisation des documents (Nuance etc.), ce qui change les perspectives des documents dits transactionnels.
En impression, on ne peut qu'être frappé par le dynamisme qui marque le domaine du jet d'encre : aussi bien en entrée de gamme (HP, Lexmark), qu'en rotative de production (Agfa, HP, Impika, Kodak, Océ, Ricoh-Infoprint, Screen), ou en presses à feuilles (Fuji, Screen). Seul, le secteur du moyen de gamme s'appuie encore sur l'électrophotographie, mais pour combien de temps?
Les rapprochements complémentaires engagés entre certains fournisseurs comme Ricoh qui a acquis InfoPrint, HP avec Canon, Océ repris majoritairement par Canon, et récemment Manroland et Océ, montrent bien que les cartes sont en cours de redistribution. Et ce n'est sans doute pas fini. On attend la prochaine annonce d'Heidelberg en début d'année.
Reste les secteurs du grand format dominés par le jet d'encre, et qui sont traditionnellement marqués par l'affrontement des offres Seiko-Epson face à celles de HP, qui enregistrent cette année la montée en puissance de Canon en entrée et moyen de gamme, et de Durst dans la production. Des secteurs où l'utilisation des solvants est revue à la baisse pour cause de protection de l'environnement, au profit d'encres bios (Latex pour HP, Bio-Lactite pour Mutoh, EFI Vutek), et les séchages thermiques cèdent la place à la polymérisation par UV. Des secteurs à peine égratignés par l'arrivée de nouveaux affichages numériques.
Raphael Ducos
Bonnes fêtes et meilleurs voeux pour 2011. Rendez-vous le 10 janvier 2011

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Tsunamis !

EditoLes tsunamis qui viennent de frapper le Japon posent la seule véritable question : qu'est ce qui est important? En ce qui concerne la vie professionnelle, la réponse est simple : c'est l'énergie. Comment donc maîtriser son alimentation énergétique en cas de désastre? Onduleurs, groupes électrogènes, panneaux solaires? Si tout est encore en état de fonctionner dans l'entreprise, il reste à gérer les interfaces de communication (internet, téléphone, satellite, etc.).
Par contre, si rien ne marche une radio portable et une lampe à piles peuvent rendre le plus grand service pour savoir ce qui se passe, et éclairer son chemin pour s'installer ailleurs. Au Japon, de nombreuses usines de production d'équipements d'impression ont déjà été affectées.
Ainsi certaines des usines de Canon situées au Nord à Honshu sont arrêtées, et en train d'être réorganisées pour que la production puisse continuer ailleurs (www.canon.com/news).
Roland DG Corporation, dont le siège est à Nagoya, a suspendu son concours "Roland Creative Awards" à la suite des événements catastrophiques qui touchent le pays.
Canon et Ricoh ont versé chacun 300 millions de yens (2,5 millions d'euros) à la Croix Rouge pour soutenir les victimes.
Ricoh France soutient une récolte de fonds et mobilise ses 3 000 salariés en ce sens.
Apple propose sur son site américain de recueillir des dons en faveur de la Croix Rouge (www.apple.com).
En France, on peut verser individuellement des dons à la Croix Rouge Française qui est en relation directe avec l'ambassade du Japon. Google a adapté son logiciel "Person Finder" à l'occasion de cette catastrophe. Il fonctionne comme un annuaire internet et un centre de messages où on peut soit rechercher des amis ou des membres de la famille disparus, ou laisser une note pour indiquer qu'on est sain et sauf.
Toile : http://techsling.com/2011/03/google-tool-launched-to-help-japan-tsunami-victims/#ixzz1GV8HYOv8.
Par ailleurs, la compositrice de musique, de dessins animés et jeux vidéo, Yoko Kanno a mis en ligne le morceau suivant  http://www.youtube.com/watch?v=ERjyjRu18dg pour soutenir ses compatriotes.Yoko Kanno est originaire de la préfecture de Miyagi durement touché par l'événement.
Raphael Ducos

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Un interface comme un autre?

La géolocalisation devient un interface comme les autres. Qui complète les réseaux existants. Qu'on en juge : deux tiers des Français sont équipés d'un dispositif GPS; un Français sur cinq utilise une application de géolocalisation sur son smartphone; Facebook Lieux/place, cité par 21% des Français, arrive en tête des applications les plus connues; ce qui n'empêche pas près de trois Français sur quatre (72%) de s'inquiéter de la localisation en temps réel diffusée sur internet; d'ici 5 à 10 ans, les systèmes de recherche numérique par géolocalisation feront partie du quotidien de tout le monde que ce soit pour accéder aux biens de consommation ou aux services courants; et déjà un tiers des possesseurs de système de géolocalisation s'en servent pour trouver des points de vente.
Ces principaux enseignements tirés de l'enquête nationale de l'Atelier BNP Paribas réalisée par l'Ifop sur le thème "les français et la géolocalisation" ont aussi une portée indirecte sur le monde professionnel. Ne serait-ce que pour localiser un matériel déjà installé (mais perdu de vue), un consommable, pour rejoindre un point de vente d'imprimantes, de multifonctions, dePCs, trouver un prestataire de systèmes d'impression, savoir où en est une livraison, imprimer à distance sur un poste donné, etc. Certains équipements commencent à être équipé en standard d'une puce GPS, et des acteurs mondiaux comme Google ont déjà ouvert le chemin. Cela fait - et fera de plus en plus - partie de l'informatique dans les nuages (cloud computing) qui automatisera encore davantage la plupart des processus.
Raphael Ducos
Tout le détail de cette enquête :
http://www.atelier.net/fr/themas/marque-lespace-communiquer-geolocalisation

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Bases de données à l'oeil

Au moment où la personnalisation commence à percer le monde de l'impression du document,  au moment où enfin tout le monde est convaincu qu'un message personnalisé a un impact, on se pose - enfin - la question de savoir si on a les moyens de personnaliser un message. Les responsables des grands donneurs d'ordre s'aperçoivent de leur faiblesses en matière de bases de données structurées, c'est à dire utilisables. Comment donc récupérer et utiliser des données et des images, quand elles sont potentiellement disponibles pour élaborer des messages pertinents?
Une organisation a trouvé apparemment la réponse aux manques de données disponibles en rendant obligatoire aux fournisseurs d'accès sur internet l'enregistrement pendant un an de toutes les données concernant les utilisateurs comme par exemple les caractéristiques de la ligne de l'abonné; la nature de l'opération; le mot de passe ou données permettant de le vérifier ou de le modifier; ou encore certaines données relatives au paiement. L'organisation en question c'est l'Etat Français qui a publié au Journal Officiel de la République Française n°0050 en date du 1er mars 2011 le texte n°129 portant Avis n° 2008-0227 en date du 13 mars 2008 sur le projet de décret relatif à la conservation des données de nature à permettre l'identification de toute personne physique ou morale ayant contribué à la création d'un contenu mis en ligne et sur le projet de décret portant modification du code de procédure pénale et relatif à la tarification des réquisitions aux opérateurs et autres prestataires de communications électroniques.
Cela s'inscrit dans le cadre de la loi du 21 juin 2004 "pour la confiance dans l'économie numérique". La sécurité de l'Etat l'emporte ici clairement sur le respect de la vie privée du citoyen. Qu'en pense la CNIL?
Raphael Ducos

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Une nouvelle ère

L'annonce de l'alliance de Manroland (offset feuilles et rotatives) avec Océ (numérique feuilles et rotatives) marque le véritable début d'une nouvelle ère (CF. www.reviewofprint.com du 1er décembre 2010). Celle de la production des documents du XXIème siècle, et celle des méga-rapprochements. On va donc disposer à court terme de nouvelles presses pouvant aussi bien imprimer en faible ou en grande quantité, en qualité suffisante ou en très haute qualité, avec des données variables, et à bas coût. Les nouvelles rotatives vont se heurter de nouveau aux machines feuilles jet d'encre-offset, comme au temps où l'offset régnait sans partage (le XXème siècle). Jusqu'ici, il y avait eu cependants quelques balbutiements vers cette nouvelle direction. Nipson avait été un des premiers à proposer un groupe d'impression magnétographique (noir et blanc) pour ajouter des données variables sur des rotatives offset, Scitex (redevenu Kodak) a suivi avec des systèmes à base de jet d'encre continu, et plus récemment Kodak a développé sa propre technologie de têtes jet d'encre Prosper S10 adaptables sur des rotatives offset. Enfin, HP a toujours un département spécialisé dans la fourniture de systèmes d'impression jet d'encre adaptables sur quasiment n'importe quelle machine en mouvement (affranchissement, etc.). La presse numérique Nexpress a été lancée à ses débuts par une alliance Kodak-Heidelberg. Est-ce que cette dernière pourrait se reconstruire? Que vont faire de leurs côtés Komori? et KBA? On n'oubliera pas, enfin, la société française Impika, occupant à la fois la place d'outsider et de leader dans l'impression numérique, qui est déjà courtisée par bon nombre de constructeurs traditionnels, et même numériques, pour son avance technologique. La nouvelle ère s'annonce palpitante... pour ceux qui resteront sur les marchés.
Raphael ducos

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A qui le tour?

L'offset est séduit par l'impression numérique, comme en témoignent les récents accords entre Manroland (offset) et Océ (numérique), et entre Heidelberg (offset) et Ricoh (numérique). De son côté, le secteur de l'impression numérique se réorganise comme l'indiquent les associations des spécialistes du haut volume avec ceux d'entrée et de moyenne gamme. C'est le cas d'Océ avec Canon, d'InfoPrint Solutions avec Ricoh, et tout récemment de Kodak avec Konica Minolta. Objectifs communs de tous ces rapprochements : proposer des gammes de solutions d'impression plus homogènes et pilotables par des flux de travail communs, agrandir les réseaux de distribution à bon prix, enfin répondre aux demandes des clients qui sont en faveur d'un seul fournisseur. Ce qui apparaît simple sur le papier, ne l'est pas obligatoirement dans la réalité. Ainsi l'accord engagé entre HP et Canon en 2009, pour la distribution par HP des systèmes d'impression de moyenne gamme de Canon en complément de ses systèmes HP Indigo, ne semble pas avoir été très bien réussi. Au point qu'on n'en parle plus du tout. D'où chez beaucoup de constructeurs de systèmes d'impression numériques une tendance à se rapprocher des concepteurs de solutions de gestion de documents et autres processus documentaires. Pour prendre position sur les marchés en plein essor des traitements des documents numériques. Xerox a pris la tête en rachetant ACS, HP s'est occupé d'EDS, Canon a conclu un accord avec Accenture, et Ricoh développe ses propres MPS (managed Print Services). Ce n'est sans doute pas fini.
Raphael Ducos

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Dimensions

Lexmark Genesis S816Mon premier est plus haut que large, mon second plus large que profond, mon troisième se prend pour un appareil de photo numérique. Mon tout est une imprimante. Qui suis-je? La réponse est sur le site de reviewofprint en cherchant le mot "Genesis". La démarche de Lexmark en lançant son nouveau modèle de multifonctions jet d'encre rompt en effet avec les habitudes du secteur. Ce qui n'est pas pour nous surprendre puisque Lexmark a été à l'avant garde de l'impression de photos couleur, puis de la connexion internet sans fil. Avant d'être rattrapé par les autres concurrents.
Jusqu'à présent, toutes les imprimantes, ainsi que les trois-en-un ou les quatre-en-un, offraient la même approche esthétique : être le plus compact possible, genre parallélépipède horizontal parfait (plus large que profond, plus profond que haut). Seuls les chargeurs d'originaux placés sur le dessus perturbent cette approche. Toutes les commandes de ces équipements se trouvent sur la face avant, avec la plupart des interfaces, car la connexion ethernet tend à disparaître.
Un écran tactile de pilotage, plus ou moins grand, y figure aussi, ainsi que l'alimentation et la sortie papier. Seule la teinte de la carrosserie est différente d'un constructeur à l'autre, en plus des fonctionnalités et caractéristiques techniques. Bref, avant l'arrivée de Genesis on pouvait très bien installer une imprimante ou un multifonction sur une étagère, ou sur un bureau sous des piles de papiers. Désormais c'est fini : l'imprimante créée son propre espace à elle.
Une seule conclusion : il faut ranger les papiers, ou s'en débarrasser une fois ceux-ci numérisés, envoyés, stockés et peut être ré-imprimés quelque part.
Raphael Ducos

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Review of Print - ROP Media 2013

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